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Une énième rentrée scolaire dans l’incertitude au Québec

Des élèves traversent une rue, aidés par un brigadier scolaire.

Les élèves du primaire et du secondaire étaient de retour en classe, ce matin, au Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Après une semaine de cours en ligne et une journée de congé en raison de la tempête, les élèves de la majorité des écoles du Québec étaient de retour en classe mardi matin. Une autre rentrée en pandémie marquée par l'incertitude dans laquelle doivent à nouveau composer les travailleurs de soutien en éducation.

Dépassés par les changements qu’ils ont vécus dans les deux dernières années, les travailleurs dans les écoles ont de plus en plus le sentiment d’être surchargés et s’inquiètent de la qualité des services offerts aux élèves, selon un sondage de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) auprès de ses membres.

Les conditions dans lesquelles nos membres doivent travailler ne font que se détériorer. Rien pour rendre les professions du soutien scolaire attractives et régler la pénurie de main-d'œuvre ! déplore le président de la Fédération Éric Pronovost.

Un concierge nettoie une porte.

Le personnel de soutien scolaire a été sondé en vue du retour en classe.

Photo : Radio-Canada

Les résultats du sondage indiquent que près de quatre répondants sur cinq ont vu leur tâche augmenter récemment. Et tout autant de répondants considèrent qu’ils sont surchargés en raison du manque de personnel. Le personnel administratif est celui qui dit avoir remarqué une plus grande augmentation de la tâche.

Éducateurs en service de garde épuisés

La situation dans laquelle se trouvent les éducatrices en service de garde a également été critiquée par les répondants. Plus de 94 % d’entre eux sont d'ailleurs en désaccord avec l’augmentation potentielle des ratios enfants-éducateurs en service de garde.

Pour Éric Pronovost, la solution est simple. On se ramasse des fois avec des 30, des 35, des 40 [enfants par éducateur] parce qu'on manque de personnel. Travaillons sur les conditions de travail, travaillons sur la précarité d'emploi et on va avoir assez de gens, martèle-t-il.

Il s'inquiète maintenant de possibles bris de service dans certains services de garde si rien n'est fait pour retenir davantage le personnel.

Une homme avec des lunettes, debout devant un panneau sur lequel on peut lire Fédération du personnel de soutien scolaire (CSQ).

Éric Pronovost, président de la FPSS-CSQ

Photo : FPSS-CSQ

La grande majorité (89 %) est également en désaccord avec la possibilité d’ajouter des parents volontaires pour venir prêter main-forte en service de garde.

Le sondage a été réalisé entre le 13 et le 17 janvier 2022 auprès de 2 728 membres de la Fédération du personnel de soutien scolaire.

Prêts à tout

Par ailleurs, le retour sur les bancs d’école représentait un soulagement pour beaucoup de travailleurs, parents et enfants. Moi je suis à l'école et je trouvais ça dur de faire les deux en même temps, l'école à la maison et mon école à moi , affirme Suzanne Beaulieu, qui est mère d’un jeune garçon.

Un père vient reconduire ses enfants à l'école.

Les élèves ont retrouvé leurs camarades mardi matin à l'école des Berges de Québec.

Photo : Radio-Canada

Le directeur de l’école des Berges, située dans le quartier Saint-Roch, à Québec, Kino Métivier, était heureux de retrouver élèves et collègues mardi matin. Il est toutefois conscient que son personnel et lui devront à nouveau s’attendre à tout.

Le piège qu'on a appris à éviter c'est essayer de tout prévoir d'abord parce qu’on se fait tout le temps déjouer , affirme-t-il.

Pour l'instant, élèves, enseignants et personnel de soutien devront porter un masque en tout temps lorsqu'ils seront à l'école. Un moindre mal pour la jeune Charlotte Desmeules. C'est plus cool à l'école, même si on porte le masque en tout temps , affirme-t-elle.

Kino Métivier en entrevue à Radio-Canada.

Kino Métivier est directeur de l'école des Berges, située à Québec.

Photo : Radio-Canada

Même s’il sait qu’il saura s’adapter, le directeur d’école espère que ce sera une dernière rentrée dans l'incertitude.

On n’est pas loin de notre vie normale avec ce qu’on est capables de mettre en place, mais je pense qu’on a des équipes, autant au niveau des enseignants que du service de garde qui ont bien hâte de remettre leurs projets en place. On travaillait sur de super beaux projets pis là tout est sur la glace depuis deux ans .

Avant les Fêtes, la hausse des cas de COVID-19 dans les écoles avait forcé la fermeture de nombreuses classes dans la province. Selon les nouvelles mesures mises en place, les classes ne seront plus fermées après la découverte d'un cas.

Avec des informations de Guylaine Bussière

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