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COVID-19 : « On est encore dans la tempête dans nos hôpitaux », dit Dubé

Plan rapproché de Christian Dubé en conférence de presse.

Le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Le sommet des cas d’infection à la COVID-19 au Québec serait passé, mais non celui des hospitalisations, selon les autorités de santé publique.

Le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, a affirmé mardi en point de presse que, selon toute vraisemblance, le pic d'infections de cette vague Omicron dans la province serait derrière nous.

Toutefois, les hospitalisations dues à la COVID-19 continuent d'augmenter dans les hôpitaux de la province, bien que le rythme de croissance ait diminué, a précisé le ministre de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Christian Dubé.

Rappelons que le Québec a recensé mardi 36 hospitalisations de plus et 89 décès supplémentaires liés à la COVID-19.

« On aurait déjà dépassé le pic des cas puisqu’on commence à voir un ralentissement de la croissance des hospitalisations. C'est un très bon signe même si la situation des hôpitaux demeure très fragile. »

— Une citation de  Le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique du Québec par intérim

Les effets de la rentrée scolaire en présentiel et de la récente levée du couvre-feu seront par ailleurs suivis de très près par les autorités sanitaires au cours des prochaines semaines, a assuré le Dr Boileau.

Bien que le système de santé québécois soit toujours en état de crise, Christian Dubé a souligné que le taux d’absentéisme était en baisse dans le réseau. Selon les plus récentes données du MSSS, environ 12 000 travailleurs de la santé manquent à l’appel en ce moment alors qu’ils étaient plus de 20 000 en décembre dernier.

Même si l’étau se desserre un peu sur nos hôpitaux, il ne faut pas relâcher nos efforts, a-t-il dit.

Le ministre a par ailleurs remercié les centrales syndicales pour leur aide, ainsi que tous les employés qui font davantage d’heures et les travailleurs qui ont quitté la retraite pour venir prêter main-forte au réseau en cette période difficile.

Le Paxlovid réservé aux plus vulnérables

Des pilules.

Des comprimés de Paxlovid produits par les laboratoires de Pfizer

Photo : Associated Press

Par ailleurs, le Québec recevra 6300 traitements de Paxlovid en janvier; 6200 lots de plus sont attendus en février et jusqu'à 19 000 en mars, indique le gouvernement.

Rappelons qu'hier, Santé Canada a approuvé l'utilisation du Paxlovid, un traitement anti-COVID qui permettra à certaines personnes infectées de se soigner à la maison et ainsi éviter d'être hospitalisées. Plus de 30 000 traitements ont déjà été reçus au pays, et 120 000 autres arriveront d'ici la fin de mars.

Lors d’une séance d’information du ministère de la Santé et de l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) en matinée, les représentants du gouvernement et de la santé publique ont expliqué que le médicament oral approuvé hier par Santé Canada sera distribué au Québec au cours des prochains jours.

Le médicament étant très en demande et aussi très cher – un traitement de Paxlovid se détaille à plus de 800 $ –, il sera jusqu’à nouvel ordre réservé aux personnes immunosupprimées qui contractent la COVID-19 et dont l’état de santé les rend particulièrement vulnérables à la maladie.

« À court terme, on visera les clientèles connues du milieu médical, notamment les personnes ayant un système immunitaire déprimé qui ne peuvent pas montrer une réaction adéquate à la vaccination. »

— Une citation de  La Dre Lucie Opatrny, sous-ministre adjointe à la Santé

Plus précisément, les traitements en comprimés seront réservés aux adultes immunosupprimés qui ne sont pas hospitalisés et qui présentent des symptômes de la COVID-19 depuis cinq jours ou moins, qu'ils soient vaccinés ou non.

Développé par les laboratoires Pfizer, le Paxlovid réduit de jusqu’à 89 % le risque de complications graves ou de décès chez les personnes qui contractent la COVID-19 s’il est administré dans les cinq jours suivant l’apparition des symptômes.

Pour recevoir le traitement, qui se compose de trois comprimés à ingérer toutes les 12 heures pendant cinq jours, les personnes immunosupprimées, atteintes d’un cancer, par exemple, devront obtenir une ordonnance d'un médecin après une étude détaillée de leur dossier pour éviter tout risque lié à leur état de santé ou des effets secondaires associés à la consommation d’autres médicaments.

Un réseau de distribution constitué d’une cinquantaine de pharmacies réparties sur l’ensemble du territoire sera responsable de fournir les comprimés de Paxlovid aux malades. Les médicaments leur seront par ailleurs livrés gratuitement à domicile s’ils ne peuvent envoyer une personne les chercher à leur place à la pharmacie.

Priorisation des soins de courte durée

À l'avant-plan, deux professionnels de la santé manipulent des fournitures médicales. Derrière eux, d'autres s'occupent d'un patient dans un lit d'hôpital. Tous portent des vêtements protecteurs.

En raison de la hausse des hospitalisations liées à la COVID-19, de nombreux établissements de santé doivent une fois de plus procéder à du délestage.

Photo : Getty Images / Morsa Images

Questionnée par les journalistes sur le plan présenté récemment au ministre Dubé pour redéfinir les soins au cours des hospitalisations de courte durée pour éviter que le variant Omicron submerge les services hospitaliers, la sous-ministre adjointe à la Santé, la Dre Lucie Opatrny, a expliqué que plus de détails seront donnés sur ce sujet à l'occasion d’une séance d’information technique cet après-midi.

Ce plan de contingence qui n'est pas appliqué, dit-elle, est destiné à permettre au système de santé québécois de demeurer agile et optimal si le nombre d'hospitalisations devait flamber de nouveau.

Selon des documents obtenus par Radio-Canada, le gouvernement pourrait revoir pendant quatre à six semaines la priorisation et la gestion des hospitalisations de courte durée pour éviter une rupture de services dans les hôpitaux.

Selon la Dre Opatrny, il n'est pas question de réduire les soins offerts, mais bien de se préparer en établissant d'avance un protocole de priorisation de soins si la situation devait se détériorer encore.

Ce plan a reçu un bon accueil de la part des médecins spécialistes.

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