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Bilan de mi-saison : les Raptors sur la bonne voie

Scottie Barnes et Fred VanVleet sourient après un arrêt de jeu.

La recrue Scottie Barnes (à droite) s'est bien ajustée à l'équipe dorénavant menée par Fred VanVleet (à gauche).

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

ANALYSE - Malgré les embûches, les Raptors de Toronto se tirent bien de la première moitié de leur calendrier. Au vu de leurs récentes performances, les Torontois inspirent un optimisme certain dans leur projet de revenir au sommet.

En neuvième place dans l'Association Est après 41 matchs (21-20), les Raptors peuvent encore espérer une place en séries éliminatoires. En raison du report de plusieurs matchs en décembre dû à une éclosion de COVID-19, ils ont même quelques rencontres en main sur leurs adversaires et pourraient se hisser plus haut.

Les représentants de la Ville Reine ne risquent pas de survoler le reste de la NBA d'ici la fin de la saison et de remporter les grands honneurs. Avec le départ de Kyle Lowry l'été dernier, l'équipe s'est tournée vers l'avenir et la campagne actuelle devait faire figure de période de transition.

À ce chapitre, le changement de régime s'est bien déroulé. Fred VanVleet a pris les rênes de l'équipe. Le meneur de jeu de 27 ans mène la formation torontoise sur le parquet et dans le vestiaire.

Pascal Siakam a rejoint ses coéquipiers sur le tard en raison d'une opération à l'épaule qui lui a fait rater le début de la saison, mais il s'est aussi imposé comme leader éventuellement. Ces derniers temps, il offre même le meilleur niveau de jeu de sa carrière et pourrait prendre part au match des étoiles de la NBA fin février.

Siakam tourne à 21 points par match et mène les Raptors pour les rebonds (8.4). De mois en mois, il joue plus, produit plus dans tous les aspects du jeu pratiquement et s'impose comme la principale option de l'attaque. Contre les Bucks samedi, il a d'ailleurs inscrit le deuxième triple double de sa carrière, avec 30 points, 10 aides et 10 rebonds. Cela confirme aussi que l'équipe a bien fait de miser sur le Camerounais en lui octroyant un contrat de 130 M$.

Pascal Siakam hurle de joie après un panier.

Pascal Siakam livre le meilleur de lui-même depuis son retour au jeu après une opération à l'épaule.

Photo : La Presse canadienne / Chris Katsarov

Parlant de Siakam, le talon d'Achille des Raptors cette saison a été le manque de profondeur. Éprouvée par les blessures, dont celle du Camerounais pour débuter la saison, l'équipe a dû puiser dans ses ressources pour survivre au début de saison.

Le classement actuel des Raptors fait d'ailleurs les frais d'un mois de novembre atroce où l'équipe a perdu 7 des 12 matchs à son calendrier, alors qu'elle était entre autres affectée par une longue liste de blessés.

Récemment, on a pu voir que lorsque ses meilleurs joueurs sont tous en santé, les Raptors peuvent rivaliser avec les meilleures équipes. Ils l'ont prouvé contre le Heat de Miami lundi, les Bucks de Milwaukee samedi et les Suns de Phoenix mardi, entre autres.

Face à ces prétendants au titre, VanVleet, Siakam, OG Anunoby, Gary Trent fils, Chris Boucher et la recrue Scottie Barnes ont par ailleurs confirmé que l'avenir est bel et bien rose à Toronto.

On sent qu'on ne fait que commencer à jouer ensemble, a dit Barnes après la défaite contre le Heat lundi soir. Dès qu'on a une équipe complète, une autre blessure survient. On a rarement tous nos joueurs. [...] On doit encore s'ajuster au jeu de l'un et l'autre.

Siakam a fait écho à ses propos : On continue de progresser. On a eu beaucoup d'adversité, mais on se bat. Plus on continuera à jouer ensemble, et si on a tout le monde [...] on pourra être quelque chose de spécial.

Boucher sur ses derniers milles à Toronto?

Chris Boucher s'appuie sur ses cuisses lors d'un arrêt de jeu dans un match de la NBA.

Chris Boucher dispute sa quatrième saison avec les Raptors de Toronto.

Photo : La Presse canadienne / Chris Katsarov

Qui dit mi-saison dit aussi discussions de la date limite des échanges. Cette dernière a été fixée au 10 février, ce qui signifie que l'heure des décisions approche pour les dirigeants des équipes de la NBA. Logiquement, le président des Raptors Masai Ujiri et le directeur général Bobby Webster devraient convertir quelques joueurs en fin de contrat pour des choix au repêchage, entre autres.

La saison 2021-2022 n'était pas commencée que le nom du meneur de jeu Goran Dragić circulait déjà dans la machine à rumeurs. Le vétéran des Raptors, acquis en retour de Kyle Lowry, n'a disputé que cinq matchs cette saison et n'a plus joué pour Toronto depuis le 13 novembre. La question n'est pas de savoir s'il sera échangé, mais où il atterrira.

Le cas de Chris Boucher est plus intéressant à l'approche de la date limite. Joueur autonome au terme de la saison, le Québécois de 29 ans a prouvé sa valeur soir après soir à l'entraîneur-chef Nick Nurse cette saison, si bien qu'il est le principal joueur qu'emploie Nurse en provenance du banc ces jours-ci.

Boucher constitue la plus belle monnaie d'échange des Raptors cette saison. À 29 ans, il ne cadre pas dans les projets d'avenir de l'équipe. Isaac Bonga et Yuta Watanabe seraient aussi susceptibles d'intéresser d'autres équipes, mais pour un coût et une contribution bien moindres.

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