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Prime COVID : des employés de soutien des hôpitaux se disent oubliés

Samuel LeBlanc à l'extérieur devant l'enseigne du SCFP.

Samuel LeBlanc, conseiller syndical au SCFP. Il pense que la province devrait étendre sa reconnaissance des employés du secteur de la santé quand vient le temps d'accorder des incitatifs financiers. (archives)

Photo : Radio-Canada / Rose St-Pierre

Radio-Canada

Depuis quelques semaines, le gouvernement au Nouveau-Brunswick a annoncé une série de mesures pour offrir une rémunération supplémentaire à certains travailleurs de la santé. Mais des employés de soutien des hôpitaux estiment qu’ils sont laissés pour compte alors que la plus récente vague du virus a un impact important sur l’épuisement du personnel.

Samuel LeBlanc, conseiller syndical et coordinateur provincial des soins de santé pour le Syndicat canadien de la fonction publique, trouve qu’on ne valorise pas suffisamment certaines catégories d’employés du système de santé.

Il pense aux mécaniciens, aux phlébotomistes, au personnel administratif, aux différents techniciens et préposés à l’entretien ménager et dans les cuisines.

Dans le fond, c'est la majorité des employés qui sont dans le système de santé. Ça n’enlève rien aux médecins et aux infirmières, ils jouent un rôle extrêmement important. Mais ces gens-là sont aussi essentiels au bon fonctionnement des hôpitaux et on les oublie un peu des fois, pense M. LeBlanc.

« C’est vraiment, vraiment important de penser à des stratégies pour pallier l’épuisement, aux problèmes de recrutement et de rétention du personnel dans tous les secteurs et dans toutes les régions de la province. »

— Une citation de  Samuel LeBlanc, conseiller syndical et coordinateur provincial des soins de santé pour le Syndicat canadien de la fonction publique

Des primes généreuses, mais pas pour tous

Le gouvernement provincial offre une prime de 1000 $ et le remboursement de certaines dépenses aux infirmières qui acceptent de travailler aux urgences et dans les unités de soins intensifs. Le gouvernement provincial va aussi offrir une prime de 2500 $ et le remboursement de dépenses à ses médecins qui oeuvrent dans le combat contre la pandémie.

De plus, la province a annoncé que 3 $ l’heure supplémentaires seront donnés à des employés qui travaillent auprès d’une population vulnérable, mais qui gagnent moins de 18 $ l’heure, ce qui n’est pas le cas de plusieurs travailleurs de soutien des hôpitaux.

David McGraw, magasinier à l'hôpital Georges-Dumont à Moncton, est déçu.

On se sent comme oublié. On en parle, les médecins et infirmières sont très importants, mais nous aussi on est importants. Quand on voit qu’ils ont des primes et que nous, le reste de l’hôpital qui se fend le derrière à essayer d’aider tout le monde [...] on dirait qu’on est oubliés, déplore-t-il en entrevue à l'émission La matinale d'ICI Acadie.

M. McGraw indique que les employés qui travaillent dans des milieux aux prises avec des éclosions, comme c’est le cas au CHU Dumont, sont épuisés.

Il y a des tâches qui sont redistribuées, il y a des postes qui ne sont pas comblés, on manque de personnel [...] on est fatigués mentalement nous autres aussi.

L'entrée des ambulances de l'Hôpital Georges-L.-Dumont, à Moncton, en hiver.

Un état d'éclosion a été déclaré au CHU Dumont de Moncton. (archives)

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Selon le réseau de santé Vitalité, il y avait au début de la semaine 103 employés absents en raison de la COVID-19, dont 41 au CHU Dumont.

Comme il y a des cas de COVID-19 dans plus de 3 unités, Vitalité a déclaré samedi un état d'éclosion dans tout l'établissement.

Avec des informations de l'émission La matinale d'ICI Acadie

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