•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des résidents réclament la fin du sifflement du train la nuit à Magog

Un rail de chemin de fer à Magog.

Les résidents de ce quartier sont réveillés la nuit par le sifflement du train.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un groupe de résidents a déposé une pétition lundi soir au conseil municipal de Magog pour dénoncer le sifflement du train, la nuit, dans leur secteur.

Une centaine de personnes du quartier 1, un quartier touché par la problématique, ont apposé leur signature sur la pétition. Les résidents sont préoccupés par la situation, et estiment qu'elle peut causer des problèmes de santé. Entre autres, les conséquences sur le sommeil peuvent être importantes.

Il y a des études sur les conséquences tant physiques que psychologiques, soulève le porte-parole du groupe citoyen, Pierre Perras. Parmi les témoignages, une dame me dit ça réveille mon bébé la nuit. Un autre me dit qu'il veut se lever à 6 h, mais il se réveille chaque fois à 4 h car le train passe à heure fixe.

Il passe environ deux fois par nuit, déplore Yanick Bolduc, un des signataires de la pétition. Je comprends le jour parce qu'il y a plus de trafic [...] mais s'ils installent des barrières de sécurité, ce serait mieux.

Ils souhaitent qu’une demande de dérogation soit faite par la Municipalité de Magog pour faire cesser le sifflement du train la nuit.

Pierre Perras explique que cinq endroits ont été identifiés, dont le quartier 1.

« Il y a [toutefois] plus d'endroits qui sont problématiques. Ça siffle à 96 décibels. Lorsque la foule hurle au Centre Bell, c'est 86 décibels. »

— Une citation de  Pierre Perras, porte-parole du groupe citoyen
Pierre Perras, citoyen de Magog, debout devant le chemin de fer.

M. Perras a réussi à obtenir une centaine de noms pour appuyer une pétition visant à empêcher le train à siffler la nuit.

Photo : Radio-Canada / Christine Bureau

Une étude qui sera mise au goût du jour

La mairesse de Magog, Nathalie Pelletier, confirme que la problématique a déjà été soulignée au conseil municipal en 2019. Le conseil avait mandaté une étude, affirme-t-elle. Dans ce temps-là, on disait qu'on devait installer des clôtures qui auraient coûté 1,8 million de dollars. Le conseil du temps avait décidé de ne pas aller de l'avant avec ce projet.

« Je comprends que ça cause du désagrément [...] On va réactualiser cette étude. On va voir si les règlements ont changé, des subventions possibles, puis revenir en conseil avec une décision publique. »

— Une citation de  Nathalie Pelletier, mairesse de Magog

Cependant, la mairesse admet que l'étude s'était centrée sur le centre-ville, et non sur les autres secteurs jugés problématiques par les citoyens.

Pierre Perras se dit déçu, mais croit tout de même que les élus ont écouté la proposition avec une oreille attentive.

Il faut trouver la façon de faire taire le train. Certaines municipalités ont réussi à le faire. Je suis confiant que ça fonctionne parce que les planètes sont alignées. Nous voulons une approche de concertation et pas de confrontation, assure Pierre Perras.

Il croit que les interventions auprès de la députée fédérale Pascale Saint-Onge et du Canadien Pacifique pourront aussi permettre d’obtenir un changement.

« C’est une évidence que le train ne doive pas siffler la nuit. »

— Une citation de  Pierre Perras, porte-parole du groupe citoyen

La députée, de son côté, a affirmé que cet enjeu avait été porté à son attention depuis plusieurs mois déjà et qu'il s'agit d'un des dossiers importants de Magog qu'elle a abordé avec la mairesse.

Mon bureau accompagnera Magog dans les prochaines étapes, dans la recherche de solutions possibles. Nous avons également commencé les démarches pour trouver des sources de financement au fédéral, a-t-elle déclaré par écrit.

Aves les informations de Christine Bureau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !