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COVID-19 : des parents d’Ottawa prennent en main la recherche de cas contacts

Un groupe Facebook se consacre à l'autodéclaration dans les écoles et les garderies

Deux adultes et trois enfants posent pour une photo dans une forêt, en automne.

Christie Cowan (à gauche) a lancé un groupe pour retracer les cas contacts de COVID-19 dans les écoles et les garderies d'Ottawa.

Photo : Gracieuseté Christie Cowan

Radio-Canada

Une résidente d'Ottawa a décidé de prendre en main la recherche de cas contacts dans les écoles et les garderies de la ville en créant un groupe en ligne qui fournit aux parents des informations sur les cas positifs de COVID-19 dans les garderies et les salles de classe.

Christie Cowan, une infirmière et mère de trois enfants, a lancé le groupe Ottawa Schools & Daycare Contact Tracing sur Facebook la semaine dernière en pensant qu'il n'atteindrait que quelques centaines de membres. Mais mardi, le groupe a déjà dépassé les 5000 personnes.

Cela me semble assez révélateur du fait que les gens ne sont pas satisfaits du manque de recherche de cas contacts, juge Mme Cowan.

« Nous ne voulons pas en avoir besoin. Mais il y a un besoin à combler et quelqu’un doit bien le faire. »

— Une citation de  Kristy Simons, mère et éducatrice en petite enfance

Beaucoup de familles ont, dans leur entourage, des membres de leur famille qui sont immunodéprimés, âgés, de jeunes enfants qui ne peuvent pas être vaccinés… Si on nous informe quand il y a des poux, je pense qu'il est également approprié qu'on le fasse pour la COVID, ajoute-t-elle.

Les autorités de santé de la province ont décidé que les écoles seraient désormais surveillées via les absences des élèves, et non des tests positifs du virus.

En vertu de la nouvelle directive gouvernementale, Santé publique Ottawa (SPO) n'avisera plus les familles des cas dans les écoles ou dans les garderies.

Le Ottawa Catholic School Board (OCSB) a assuré que, dans la mesure du possible, il informera les parents si l'école reçoit la confirmation d'un cas positif de COVID au sein de l’établissement, mais les directeurs ne seront pas impliqués dans la recherche de cas contacts.

Le OCSB a également rappelé que, selon SPO, la plupart des contacts en milieu scolaire ne sont pas considérés à haut risque et n'ont donc besoin de s'auto-isoler qu’en cas de symptômes.

Le groupe de Mme Cowan est organisé en albums qui représentent les différents conseils scolaires francophones et anglophones d'Ottawa, ainsi que les garderies et les programmes avant et après l'école. Chaque album contient des photos avec le nom précis de l'école ou de la garderie.

Le groupe s'appuie sur l'autodéclaration

Les membres sont invités à commenter chaque photo avec des informations sur les personnes de leur foyer qui devront s’absenter de l'école pour des raisons liées à la COVID ou présumées liées à la COVID. Les membres du groupe sont invités à autodéclarer uniquement leurs cas et éclosions personnels dans leurs écoles et garderies respectives.

Lorsque Mme Cowan a réalisé à quelle vitesse le groupe grandissait, elle a demandé de l’aide aux membres afin qu'ils l'aident à ajouter des albums et à modérer les discussions.

Des enfants chaudement habillés et masqués, dehors.

Les élèves d'Ottawa retournent en classe, mardi, après que la tempête hivernale ait décalé la rentrée en présentiel.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Kristy Simons, une éducatrice en petite enfance d'Ottawa, raconte qu'elle s'est tout de suite inscrite pour aider parce qu'elle est immunodéprimée et qu'elle a également deux enfants à l'école.

Lorsque vous n'avez pas une image complète de la situation, vous ne pouvez pas prendre de décisions éclairées pour vous et votre famille, et c'est juste un risque que je ne suis pas prête à prendre, dit Mme Simons.

Depuis que le groupe a été lancé, Mme Simons explique ne dormir en moyenne que quatre à cinq heures par nuit en raison du nombre élevé de messages envoyés dans la boîte de réception du groupe.

C’est la preuve qu'il y a définitivement un besoin. Le but, ce serait de fermer le groupe. On ne veut pas de ce groupe. Nous ne voulons pas en avoir besoin. Mais il y a un besoin à combler et quelqu’un doit bien le faire, se désole-t-elle.

Informer les autres quand le test est positif

Miranda Boyer explique avoir rejoint le groupe après qu'elle et sa fille aient toutes deux été testées positives à la COVID-19 avec un test de dépistage rapide, vendredi.

Nous voulions simplement faire preuve de diligence en informant tout le monde, dit Mme Boyer.

La garderie de sa fille a fini par informer les parents, mais Mme Boyer indique qu'elle n'était pas certaine qu'ils le feraient. Elle voulait donc s’assurer que l’information serait bel et bien transmise.

Mme Cowan dit comprendre que la façon de gérer la pandémie évolue, mais elle reste persuadée que les parents ont le droit de savoir si leur enfant a été en contact avec une personne positive.

Je sais qu’il n’est pas facile de savoir si on fait bien [d’envoyer son enfant à l'école], mais je pense que, quelle que soit la décision qu’on prend pour nous et notre famille, ça reste la bonne, ajoute-t-elle.

Avec les informations de Robyn Miller, CBC

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