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Plus de 20 agents en service correctionnel à la prison d’Amos sont absents

L'établissement de détention provincial d'Amos.

La nouvelle prison d'Amos est ouverte depuis novembre 2018. (archives)

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

La prison d'Amos vit une importante pénurie d'agents de service correctionnel, et d’éventuelles absences en lien avec la COVID-19 ne feraient qu'exacerber ce problème.

Présentement, 24 agents sont absents pour divers motifs, que ce soit maladie longue durée ou accident de travail.

Selon les données du gouvernement en date du 17  janvier, deux employés du centre de détention d'Amos sont atteints par le virus. Par contre, les chiffres n'incluent pas les résultats par tests de dépistage rapides.

Le président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie, rapporte que jusqu'à maintenant, la prison d'Amos a été relativement épargnée par la COVID-19.

Heureusement que l'établissement a été exempté considérant qu’actuellement, dans les données que j’ai, on a déjà plus d’une vingtaine d’agents en absence, au sein du personnel pour différents motifs, que ce soit maladie ou accident de travail. Donc c’est sûr que si [le variant] Omicron avait frappé davantage le personnel de l'établissement d’Amos, ce serait encore plus problématique alors qu’il y a déjà du temps supplémentaire au quotidien, souligne M. Lavoie, ajoutant que les heures supplémentaires augmentent les risques de départ dû à l'épuisement.

Par courriel, le ministère de la Sécurité publique indique que malgré 6 cas actifs, l’établissement de détention d’Amos n’est pas considéré en éclosion par sa direction régionale de santé publique.

De plus, la diminution de la période d’isolement pour les employés qui ont la COVID-19 préoccupe Mathieu Lavoie, car un employé peut retourner au travail après cinq jours si les contacts peuvent être limités.

On voit mal comment cela peut s’appliquer dans un établissement de détention où tout le monde travaille et collabore ensemble comme quand il y a des appels d’urgence. Il y a peu de postes isolés, dit-il.

Mathieu Lavoie regarde la caméra, il est assis à une table avec un ordinateur portable.

Le président national du syndicat des agents de la paix en services correctionnels (SAPSCQ-CSN), Mathieu Lavoie. (archives)

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Mathieu Lavoie rapporte que l'Abitibi-Témiscamingue et la Côte-Nord sont deux régions où le recrutement d'agents en service correctionnel est particulièrement difficile.

On a beaucoup d’agents d’Amos qui veulent transférer vers d’autres établissements et n’ont pas la possibilité de le faire compte tenu du fait que le ministère est incapable de recruter et incapable de conserver les gens, explique-t-il.

Depuis mars 2020, 14 détenus ont contracté la COVID-19 à la prison d’Amos, et 6 autres employés ont été rétablis.

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