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L’approbation d’un site de consommation et de traitement ne fait pas l’unanimité à Windsor

Vue de la façade d'un bâtiment municipal.

L'hôtel de ville de Windsor

Photo : Radio-Canada / Marine Lefèvre

Radio-Canada

Le conseil municipal de Windsor a approuvé lundi l'emplacement d'un site de consommation et de traitement au centre-ville.

Il a fallu plusieurs heures aux conseillers municipaux pour se mettre d'accord sur le projet qui a finalement été adopté à six voix contre cinq.

C'est l'emplacement choisi, au 628, rue Goyeau, qui a été particulièrement critiqué.

Le maire Drew Dilkens y était lui-même opposé, invoquant les effets sur les entreprises du secteur de l'ouverture d'un tel site. Il aurait préféré que le centre soit installé dans l'édifice Water World, où se trouve déjà un centre d'accueil pour les itinérants.

Des commerçants présents à la rencontre se sont aussi prononcés contre l'emplacement.

Mandeep Johar, future voisine du site de consommation et de traitement, a déclaré comprendre l'importance d'un tel espace dans la communauté, mais qu'elle n'en voulait pas à côté de chez elle.

L'ouverture de ce site à côté de l'immeuble va toucher les entreprises qui s'y trouvent actuellement, nos locataires, et si ces derniers partent, cela va nous toucher, car il s'agit de notre épargne-retraite pour laquelle nous avons travaillé très dur, a expliqué Mme Johar lors de la réunion.

La directrice générale de l'hôtel Quality Inn & Suites, situé au 675, rue Goyeau, a aussi formulé des inquiétudes quant au choix de cet emplacement.

Selon Daniela Maceroni, le site ternira [la] réputation [de l'hôtel], fera baisser [ses] évaluations et aura un impact sur la viabilité et l'existence de l'hôtel.

Un bâtiment commercial dans une rue.

Le site de consommation et traitement sera installé au 628, rue Goyeau, à Windsor, s'il est approuvé par les gouvernements provincial et fédéral.

Photo : CBC/Darrin Di Carlo

Un pas de plus vers un quartier sûr

Les experts de la santé présents lundi ont insisté sur le fait que le site sera surveillé et permettra certainement de limiter la présence d'aiguilles souillées et d'entrées intempestives dans les commerces.

De son côté, Rino Bortolin, qui représente le quartier 3, dont le centre-ville fait partie, dit comprendre les préoccupations des propriétaires d'entreprises, mais souligne toutefois qu'il s'agit d'une des nombreuses mesures nécessaires pour rendre le secteur sécuritaire.

J'ai dû utiliser les fonds du quartier pour acheter des boîtes à aiguilles, alors que d'autres personnes achètent des glissoires pour leurs terrains de jeux. C'est un pas de plus vers la sécurité du quartier et de la zone, note-t-il.

Selon lui, le débat souligne la nécessité d'éduquer le public.

Ce n'est pas seulement un problème de sans-abri ou de personnes ayant des problèmes de santé mentale et des choses comme ça, il peut s'agir de quelqu'un des quartiers 1, 6 ou 7 qui viendra au centre-ville pour utiliser un site de consommation sûr sans aucun jugement, précise M. Bortolin.

Pour leur part, les conseillers Jo-Anne Gignac, Fred Francis, Jeewen Gill et Ed Sleiman, qui se sont opposés au projet ont fait état de préoccupations concernant les ressources policières, les commerces voisins et le modèle lui-même.

Le bureau de santé publique de Windsor-Essex doit encore soumettre la demande aux gouvernements provincial et fédéral avant que le site ne puisse ouvrir.

Avec des informations de CBC

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