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Plus d’argent requis pour le terrain de la Consol

Une plage devant une usine au loin.

L'ancien terrain de la Consol à La Baie a été acheté par Saguenay en janvier 2019.

Photo : Radio-Canada / Pascal Girard

Saguenay doit bonifier un emprunt de 1 million de dollars contracté en 2020 dans le but d’aménager une rampe de mise à l’eau sur l’ancien terrain de la Consol, à La Baie.

En raison d’exigences formulées par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), la Ville est forcée de débourser 600 000 $ de plus afin de pouvoir compléter le montage financier du projet.

Le président de l’arrondissement de La Baie, Raynald Simard, a précisé, en conseil municipal, lundi, que l’obtention du Certificat d’autorisation environnementale est tributaire de critères bien précis et que la Ville doit les respecter si elle souhaite mettre en branle son chantier.

La première pelletée de terre visant l’aménagement de la rampe de mise à l’eau doit être soulevée en mars 2022.

L’appel d’offres qui permettra de dénicher une entreprise capable de réaliser les travaux devrait être publié au cours des prochains jours.

La conseillère nouvellement élue dans le district #8, Mireille Jean, a dit craindre que les sommes supplémentaires allouées au projet compromettent les travaux de mise à niveau d’un débarcadère donnant accès à la rivière Chicoutimi. Son collègue Jacques Cleary a abondé dans le même sens, mais le directeur général de la Ville, Jean-François Boivin, a vite apaisé leurs craintes en affirmant que le projet chicoutimien ne serait pas en reste. 

Moins d’argent à la Zone portuaire

Par ailleurs, la Société de gestion de la Zone portuaire de Chicoutimi recevra moins d’argent en provenance des coffres municipaux cette année.

Dans la foulée de l’adoption du budget de Saguenay le 6 décembre, la Ville a ratifié son protocole d’entente avec l’organisme, qui devra encaisser une baisse de 5 % de son enveloppe annuelle, ce qui équivaut à une perte nette de 79 000 $.. L’entente a été entérinée lundi soir par les élus de Saguenay. En 2021, la Société de gestion de la Zone portuaire a reçu 555 000 $, en plus d'une aide au fonctionnement du parc Mille lieux de la Colline, situé à Chicoutimi-Nord, atteignant 1 025 000 $. Cette année, la subvention versée à la Zone portuaire atteindra 528 568 $, tandis que le parc thématique touchera 973 750 $.

Lors du dépôt du budget en décembre, le président reconduit du comité des finances de Saguenay, Michel Potvin, avait prévenu que la Société de gestion de la zone portuaire et la STS devraient faire des compromis financiers.

Au sujet de la STS, le conseiller désigné de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Marc Bouchard, a pris la parole pour plaider en faveur du déploiement d'un chantier de réflexion visant à mieux soutenir la société de transport dans une perspective d'avenir.

Chiffres à l'appui, il a indiqué que contre toute attente, le nombre d'utilisateurs a bondi en 2021 par rapport à 2020, et ce, malgré la pandémie qui perdure. Selon les statistiques d'achalandage avancées par le conseiller, 2,8 millions de passages ont été enregistrés en 2020. L'an dernier, le nombre de passages, excluant le mois de décembre, a franchi la barre des 2,7 millions.

La mairesse Julie Dufour a répondu au conseiller en lui disant que la vérificatrice générale, Sylvie Jean, planche sur des audits impliquant la STS depuis 14 mois et qu'elle déposerait ses recommandations le moment venu.

Émanations de méthane

La seule question du public formulée à l’issue de l’assemblée du conseil municipal a été acheminée par le comité d’environnement et de développement durable de l’AREQ, secteur Chicoutimi-Valin. L’organisme et ses mandataires se sentent interpelés par le sort que la Ville réserve à l’ancien site d’enfouissement sanitaire de Laterrière, après l’abandon du projet de bioparc caressé par Josée Néron. Il est estimé qu’environ 70 % des gaz à effet de serre (GES) émis à Saguenay proviennent de ce lieu. 

La mairesse Dufour a assuré que c’est une priorité numéro un pour la Ville.

« Les brûler, ça serait la première phase, mais également, aussi, une recherche de comment nous pourrions utiliser cette énergie de façon saine et pour notre population. C’est un enjeu majeur  »

— Une citation de  Julie Dufour, mairesse de Saguenay

Ce sujet fera l’objet de discussions lors d’une prochaine rencontre de la commission du développement durable et de l’environnement, a assuré son président, Jimmy Bouchard.

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