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Mamadi Camara obtient sa résidence permanente

Mamadi Fara Camara porte une chemise blanche et un veston noir.

Mamadi Fara Camara avait été arrêté, détenu et accusé à tort d’avoir violemment agressé un policier du SPVM.

Photo : Avanti Groupe / Karine Dufour

Une « épée de Damoclès » vient de disparaître au-dessus de la tête de Mamadi Camara. Après un an d’attente, il est officiellement résident permanent, a appris Radio-Canada. L’homme avait été accusé à tort d’avoir attenté à la vie d’un agent du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Son cas avait mobilisé la classe politique à Québec et à Ottawa.

C’est lundi que Mamadi Camara a finalement obtenu la confirmation de son statut de résident permanent. C’est un soulagement énorme, laisse tomber son avocat, Guillaume Cliche-Rivard. Son client peut maintenant passer à un nouveau chapitre de sa vie.

« C'est une bonne nouvelle. Il va pouvoir avancer tout en sachant que son avenir ici est garanti. »

— Une citation de  Guillaume Cliche-Rivard, avocat de Mamadi Camara

L’anxiété était grande. Le permis de séjour temporaire de M. Camara arrivait à échéance le mois prochain. Près d’un an d’attente s’est écoulé. Ottawa lui a finalement accordé la résidence permanente pour des motifs humanitaires.

Mamadi Camara est maintenant installé dans la région de la capitale fédérale avec sa conjointe et ses deux enfants de nationalité canadienne, des jumeaux.

Il est à la recherche d’un emploi et s’est remis aux études. Il espère terminer sa maîtrise de recherche en génie électrique au cours des prochains mois. Mamadi Camara se remet peu à peu du traumatisme subi au début de l’année dernière.

Il a du travail à faire sur le plan de sa détresse psychologique, pour se sentir mieux et retrouver confiance. Au moins, savoir qu’il ne s’en va pas et que sa vie va se faire ici, c’est un soulagement immense, explique Me Cliche-Rivard.

Le 28 janvier 2021, la vie de Mamadi Camara a été bouleversée après que l'homme a été arrêté, détenu et accusé à tort d’avoir violemment agressé un policier du SPVM. Les accusations ont ensuite été abandonnées et une autre personne a finalement été inculpée. M. Camara s’était alors dit victime de profilage racial.

Il a intenté une poursuite contre le SPVM et le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) pour la somme de 1,2 million de dollars.

Mamadi Camara reconnaissant

Son histoire avait entraîné une mobilisation de la classe politique à Québec et à Ottawa pour réclamer une régularisation de son statut par le gouvernement fédéral.

En février 2021, le gouvernement Trudeau et l'opposition avaient appuyé unanimement une motion réclamant l'octroi de la résidence permanente à Mamadi Camara.

Aujourd'hui âgé de 32 ans, le principal intéressé est rempli de reconnaissance et de gratitude, affirme son avocat, envers les personnes qui l’ont aidé au sein de la société civile et des partis d’opposition au provincial et au fédéral, notamment.

Guillaume Cliche-Rivard ne se formalise pas du temps qu’il aura fallu pour régulariser son statut, considérant la tenue de l’élection fédérale et la gestion de la pandémie, qui ont beaucoup occupé le gouvernement. Évidemment, on aurait espéré que le tout se passe plus vite, pour sa stabilité émotionnelle et psychologique, dit-il.

Lundi soir, au moment où ces lignes étaient écrites, le bureau du ministre fédéral de l’Immigration n’était pas en mesure de commenter le dossier.

Et la citoyenneté?

M. Camara espère obtenir la citoyenneté canadienne. Le processus pourrait prendre jusqu’à quatre ans, selon son avocat.

C’est une chose qui est très importante pour lui, souligne Guillaume Cliche-Rivard. Plus il sera capable de s'engager, de communiquer et de s’intégrer dans la société canadienne, plus il sera heureux, conclut-il.

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