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Des aînés d’une résidence invités à s’impliquer pour contrer la pénurie d’employés

Trois femmes marchent à l'extérieur l'hiver devant une résidence.

Aline Lavoie, Esther Doucet et Jeannine Lavoie trouvent naturel de s’impliquer dans leur résidence, la Résidence Gérard-Blanchet située à Desbiens.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Radio-Canada

La Résidence Gérard-Blanchet, à Desbiens, connaît comme bien d'autres organisations un problème de personnel. Pour traverser cette période et aider ses employés, des résidents réalisent de petites tâches durant les repas.

On faisait affaire avec la coop de services, avec qui la situation était vraiment conflictuelle, avec l'administration précédente, a raconté Régis Côté, président du conseil d’administration de la Résidence Gérard-Blanchet. On a réglé une partie de ces problèmes-là, mais la coop a décidé de se retirer. Alors, il a fallu trouver du personnel. Il faut trouver des cuisinières, il faut trouver des préposés, il faut trouver du personnel de nuit. C'est loin d'être évident.

Le conseil d'administration a donc sollicité les résidents suffisamment en forme pour offrir une contribution.

Un homme sourit devant une résidence l'hiver.

Le président du conseil d’administration de la Résidence Gérard-Blanchet de Desbiens apprécie l’implication des résidents.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

L'appui de ces résidents bénévoles aide à pallier un problème de main-d'oeuvre et ils s'impliquent à la hauteur de leurs capacités.

On nettoie les tables, on les désinfecte, puis on remet les tables pour que les autres viennent manger. Puis après on revient désinfecter et remettre les tables, a expliqué Jeannine Lavoie, une résidente.

Comme elles ont fait du bénévolat toute leur vie, deux autres résidentes, Aline Côté et Esther Doucet, n'ont pas hésité à donner un coup de main pour aider les employés.

Je suis contente de m'impliquer ici et s'ils me redemandent des choses que je suis capable de faire pour mon âge, heureusement je suis en bonne santé, bien, pourquoi pas?, a débuté Aline Côté.

Être assise puis regarder les autres travailler, puis qu'ils aient trop d'ouvrage, je trouvais que ça n'avait pas de bon sens. Alors, quand ils ont dit qu'on pouvait aider, nous autres on s'est levées puis on a dit : "Nous autres, on peut aider", a poursuivi Esther Doucet.

Tous constatent des bénéfices à cette situation.

Ça facilite la vie de ceux qui sont en place. J'ai une employée présentement qui est en congé maladie. C'est difficile parce je n'ai pas de monde pour remplacer, a précisé Régis Côté.

Les administrateurs misent même sur ce dynamisme pour se démarquer des autres résidences.

La meilleure façon de vendre la résidence c'est d'en faire un beau milieu de vie, parce que nos meilleurs vendeurs ce sont nos résidents. [...] Si t'es impliqué dans la bâtisse, t'en fais plus partie, a-t-il ajouté.

Les résidents qui donnent un coup de main sont convaincus du bien-fondé de leur implication. Ils souhaitent maintenant que cette initiative fasse des petits ailleurs dans la région.

D’après un reportage de Laurie Gobeil

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