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Des investissements qui réjouissent les regroupements de CPE dans l’Est-du-Québec

Québec débloque près de 300 millions de dollars pour requalifier ou recruter pas moins de 25 000 éducatrices à la petite enfance, et ce d'ici 2026.

Des enfants jouent avec des blocs en mousse.

Les regroupements des CPE de l'Est-du-Québec sont satisfaits des investissements de Québec pour le recrutement et la requalification d'éducatrices d'ici 2026 (archives).

Photo : iStock

Alice Proulx

Les regroupements des centres de la petite enfance (CPE) de l'Est-du-Québec sont satisfaits des annonces de Québec, en ce qui a trait au recrutement de 18 000 nouvelles éducatrices d'ici 2026, en plus de la requalification de 7000 qui sont actuellement dans le réseau.

D'autres mesures ont aussi été mises de l'avant par le gouvernement lundi, soit une formation en alternance travail-études qui est rémunérée pendant 5 jours, une possible reconnaissance des acquis, des bourses de 1500 dollars par session d'études dès l'automne 2022 et des primes de 6,6 % pour les retraitées qui reviendraient au travail.

La directrice générale du Regroupement des CPE de la Côte-Nord, Odette Lavigne, soutient que ce sont des annonces très encourageantes pour le réseau.

« Je pense que ça part 2022 du bon pied pour recruter les personnes qu'il nous faut afin de bien construire le réseau. »

— Une citation de  Odette Lavigne, Regroupement des CPE de la Côte-Nord

On va se mettre au travail pour être capable de recruter le plus de personnes possible, parce qu’on a vraiment un effort à faire, ajoute-t-elle.

Odette Lavigne du Regroupement des CPE de la Côte-Nord.

Odette Lavigne est satisfaite des nouvelles annonces (archives).

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Elle estime toutefois que les prochains mois seront déterminants afin de savoir si ces mesures se feront véritablement ressentir dans la région.

Ce qu’on voit, c’est des investissements majeurs. On est content des annonces, qui sont un peu dans tous les domaines, mais [il] reste à voir si les gens [répondront] à l’appel, souligne Mme Lavigne.

Initialement, 150 nouvelles éducatrices devaient être embauchées sur la Côte-Nord entre 2019 et 2023. Selon la directrice, avec les nouvelles annonces, ce nombre pourrait facilement atteindre 220.

En ce moment, on a des postes à [pourvoir] et il va y en avoir encore plus avec les nouvelles installations. Maintenant, on a tous les outils; ça va être à nous de travailler de concert avec le gouvernement pour bien les appliquer et les adapter dans notre région, indique Mme Lavigne.

Pour elle, ces mesures signifient également que Québec reconnaît enfin la valeur du métier d'éducatrice à la petite enfance.

Des élèves prennent des notes dans une salle de classe.

Des fonds ont déjà été annoncés en avril dernier pour la première cohorte d'étudiants qui ont amorcé une formation en alternance travail-études (archives).

Photo : iStock

9000 dollars, c'est sûr que c'est un bon montant et il faut aussi se dire que souvent, au dernier stage de leur technique, les étudiants devaient prendre en charge les enfants. C'est sûr que ce stage-là mérite d'être rémunéré, alors ça devient drôlement intéressant, lance-t-elle.

Certaines formations seront également accélérées et adaptées.

Une bonne nouvelle pour le Réseau des CPE de l'Est-du-Québec

La coordonnatrice du Réseau des CPE du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Marie-Élise Gagnon, ne passe pas par quatre chemins pour témoigner de sa satisfaction par rapport aux annonces de lundi.

« C’est une bonne nouvelle pour le réseau! 18 000 éducatrices, ça ne sera pas de refus, même que c'est nécessaire. »

— Une citation de  Marie-Élise Gagnon, coordonnatrice, Réseau des CPE de l'Est-du-Québec

Selon elle, dans un avenir à court terme, ces solutions offertes seront significatives pour les CPE.

On parle entre autres de reconnaître des diplômes qui sont un petit peu liés à la petite enfance. On les intégrerait dans un programme court où ils vont pouvoir être davantage axés sur la clientèle de 0 à 5 ans. Ça, c’est une bonne nouvelle et ça peut être fait rapidement, mentionne Mme Gagnon.

Elle conclut en affirmant que les CPE de l'Est-du-Québec n'ont pas eu beaucoup de bris de service, contrairement à d'autres régions.

Avec les informations de Zoé Bellehumeur et Patrick Bergeron

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