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COVID-19 : décès d’une fillette de quatre ans au CHUL

L'entrée de l'urgence du CHUL sur le boulevard Laurier à Québec.

Entrée de l'urgence du CHUL (archives)

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Le CHU de Québec-Université Laval a annoncé lundi le décès d’une fillette de 4 ans.

La petite fille est décédée au CHUL, indique le CHU dans un communiqué de presse publié lundi après-midi. Même s’ils sont un peu plus élevés en raison du variant Omicron, les hospitalisations et les décès liés à la COVID-19 chez les enfants demeurent tout de même extrêmement rares selon des experts.

L'établissement hospitalier ne précise pas si la fillette présentait une comorbidité.

Il s'agit du premier décès pédiatrique lié à la COVID-19 au CHU de Québec-Université Laval.

Le ministre de la Santé Christian Dubé a fait part de sa tristesse sur Twitter en apprenant la nouvelle.

Quelle tristesse. Je pense aux parents et à toute la famille de cette petite fille. Douleur inimaginable. Toutes mes condoléances, a aussi indiqué la vice-première ministre et députée de Louis Hébert, Geneviève Guilbault.

Je suis de tout cœur avec la famille de cette petite fille. Chaque victime de ce virus est une victime de trop, a réagi pour sa part le maire de Québec Bruno Marchand.

Stabilisation dans les hôpitaux

Par ailleurs, la situation tend à se stabiliser dans les hôpitaux de la grande région de Québec en ce qui a trait aux hospitalisations liées à la COVID-19, même si les niveaux de délestage demeurent élevés.

En Chaudière-Appalaches, les hospitalisations diminuent même quelque peu avec un total de 104 en date de lundi. 17 patients sont toujours aux soins intensifs.

Dans la Capitale-Nationale, les hospitalisations continuent de monter, mais à un rythme beaucoup moins élevé que les dernières semaines. 139 personnes occupent présentement des lits dans les établissements du CHU de Québec-Université Laval, et 39 à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ). Une vingtaine d’entre eux se trouvent aux soins intensifs.

Un homme en entrevue par visioconférence.

Le Dr Mathieu Simon est pneumologue et chef des soins intensifs à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

Photo : Radio-Canada

Le chef de l'unité des soins intensifs à l'IUCPQ Dr Mathieu Simon croit que la région pourrait voir une baisse des hospitalisations dès la fin de la semaine. Je dirais qu'on est plus sur un faux plat parce que le nombre total d'hospitalisations continue à monter comme les patients vont demeurer plusieurs jours à l'hôpital, mais ça s'améliore, explique-t-il.

Le retour au travail des employés infectés pendant la période des Fêtes vient aussi alléger la tâche des travailleurs.

Le Dr Simon estime toutefois que le retour à l'école pourrait retarder un peu la fin du délestage si trop d'employés sont forcés de s'absenter en raison des règles d’isolement. C'est une préoccupation, mais ceci étant dit, il y a de très bonnes raisons d'ouvrir les écoles. D'une perspective purement de main-d'œuvre ça nous inquiète, mais le reste est justifiable, tempère-t-il.

Les milieux de vie toujours dans la mire du virus

En Chaudière-Appalaches, les plus récentes données du CISSS répertorient 145 éclosions dans les milieux de vie ; 64 en résidence privée pour aînés, 25 en CHSLD et 28 dans les autres milieux, comme les ressources intermédiaires, les ressources de type familial et les résidences à assistance continue.

La résidence Saint-Antoine du secteur Saint-Romuald fait partie de celles qui sont touchées avec une trentaine de résidents présentement infectés. Heureusement, comme dans beaucoup d’autres milieux de vie, la majorité des usagers se portent relativement bien. Ça nous amène à des symptômes légers, on n'est pas du tout à ce que cette résidence-là a vécu en 2020. Les gens sont soit asymptomatiques, soit qu'ils ont une légère fièvre et un peu un écoulement nasal, explique le directeur général du groupe Ébèn Alain Bertrand.

Alain Bertrand, le directeur général du groupe Ébèn, devant la Résidence Saint-Antoine, anciennement le Manoir Liverpool.

Alain Bertrand, le directeur général du groupe Ébèn, devant la Résidence Saint-Antoine, anciennement le Manoir Liverpool.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau-Lamarche

L’enjeu principal est désormais le manque de travailleurs. À la résidence Saint-Antoine, il manque une vingtaine d’employés déclarés positifs à la COVID-19. Pour pallier leur absence temporaire, le groupe Ébèn fait appel à des agences privées et le CISSS fournit aussi de l’aide.

Le CISSS de Chaudière-Appalaches nous supporte très bien parce qu'ils nous ont fourni deux infirmières pour nous donner un coup de main entre autres pour la distribution de la médication, et des travailleurs sociaux qui s'assurent naturellement que nos résidents se portent bien, explique M. Bertrand.

Le groupe a racheté la résidence, anciennement connue sous le nom de Manoir Liverpool, il y a maintenant près d’un an, et espère redorer le lustre de la tristement célèbre bâtisse.

Avec des informations de Pierre-Alexandre Bolduc

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