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« C’est lourd pour tout le monde », le confinement à la maison épuise des familles

Alors que le gouvernement demande aux Néo-Brunswickois un autre petit effort en restant chez soi, deux mères racontent la difficulté de gérer à la fois leur travail et de s'occuper des enfants à la maison.

Gros plan d'une main sur un clavier, avec des enfants en arrière-plan.

Le télétravail fait partie du quotidien depuis le début de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Entre le travail et la gestion des enfants, « peu importe ce que l’on fait, on ne donne pas le meilleur de nous même nulle part », raconte Marie-Claude Folmer.

Depuis les fêtes, sa résidence est devenue pour une énième fois une habitation, un bureau… et une école. Chez elle, le moral tient toujours bon. On est chanceux, on a toutes les ressources que ça nous prend pour que ça fonctionne.

Marie-Claude Folmer en entrevue avec Radio-Canada devant sa maison.

Marie-Claude Folmer doit aider ses trois enfants à aller à l'école alors qu'elle travaille chez elle.

Photo : Radio-Canada / Mikael Mayer

Chacun des trois enfants peut compter sur sa propre chambre et son propre appareil pour participer à l’école virtuelle. Mais ces ressources ne sont pas suffisantes pour empêcher la lassitude de s’infiltrer, comme si le la vie quotidienne était tout de même frappée de langueur.

À long terme et à répétition, ça a un effet assez dramatique, dit-elle en rappelant que l’incertitude, les choses qui sont annulées, le manque d’activité et le fait de ne pas voir ses amis, affecte ses trois enfants.

Donner son 100%

Marie-Claude Folmer travaille comme traductrice, elle reconnaît avoir la chance d’avoir un travail qui se prête plutôt bien au télétravail. Cependant, avec l’école à la maison, de nouvelles tâches se cumulent pour les parents qui doivent aussi gérer et aider leurs enfants au meilleur de leurs capacités.

C’est une job à temps plein et c’est une job qui est pleine de culpabilité, indique-t-elle. On voit que ce n’est pas facile pour eux.

« On se sent coupable de ne pas être là à 100% pour nos enfants. »

— Une citation de  Marie-Claude Folmer

Après ça, on voit qu’on n'est pas concentré à 100 % sur notre travail et notre vie professionnelle est elle aussi importante. Donc on est à 100 % tiraillé entre la vie familiale et la vie professionnelle à tout moment, et c’est épuisant.

C’est lourd pour tout le monde

Renelle Lanteigne œuvre dans la radio. Elle raconte travailler chez elle dans un studio improvisé alors que dans la même maison, quatre enfants participent à l’école à distance. Quatre enfants, c’est beaucoup d’organisation.

Renelle Lanteigne installée chez elle avec son micro de radio, discute dans une réunion vidéo.

Renelle Lanteigne est animatrice à la radio CKLE au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

C’est difficile d’arriver à donner aux enfants la même structure que ce qu’ils auraient à l’école. Après un bout, ça devient un peu lourd sur les épaules des parents, indique-t-elle.

« Je dis "un peu" pour être gentille. C’est rendu lourd. Vraiment, à un moment donné ça vient qu’on ne sait plus. »

— Une citation de  Renelle Lanteigne

Ça les affecte du côté éducatif. Ils n’ont pas l’éducation qu’ils auraient en temps ordinaire. Dans la situation actuelle, personne n’y trouve son compte, explique-t-elle. C’est lourd pour tout le monde. On essaie de ne pas se taper sur les nerfs, parce qu’on est encabané.

Le 31 janvier, on a hâte qu’il arrive et on espère bien bien gros en tant que parent que ça va revenir à la normale.

Le gouvernement provincial a indiqué qu'il souhaitait un retour des élèves à l'école à cette date, mais ce retour reste encore incertain, car il dépend de la situation de la COVID-19.

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