•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Cour d’appel de l’Alberta maintient la peine de prison à vie de Nelson Lugela

Nelson Lugela, à gauche, et Mylan Hicks, à droite.

Nelson Lugela (à gauche) a plaidé non coupable aux accusations du meurtre de Mylan Hicks.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Cour d’appel de l’Alberta maintient la peine de prison à vie de Nelson Lugela qui a été reconnu coupable de meurtre au deuxième degré de Mylan Hicks, un joueur des Stampeders qui est mort en 2016.

Lundi, les trois juges du tribunal ont rejeté à l’unanimité l’appel de Nelson Lugela. En 2019, il a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 18 ans.

Dispute dans un bar

Mylan Hicks, un joueur de football de 23 ans, avait été mortellement atteint par balles dans le stationnement d'une boîte de nuit de Calgary, alors qu'il célébrait la victoire de son équipe contre les Blue Bombers de Winnipeg.

Lors du procès, il a été question d’une dispute causée par un verre renversé dans le bar, laquelle a ensuite dégénéré dans le stationnement du Marquee Beer Market, après la fermeture de l’établissement.

Des témoins ont raconté qu’après une bousculade une personne qui semblait tenir une arme de poing a commencé à tirer en direction de Mylan Hicks alors que ce dernier tentait de se mettre à l'abri.

Plusieurs témoins ont identifié Nelson Lugela comme étant le tireur.

Mylan Hicks, originaire de Détroit, a été atteint au ventre et à la poitrine. Il a succombé à ses blessures à l'hôpital.

Des membres de sa famille ont dit qu’ils pensaient que le fait qu'il jouait au football au Canada permettrait au jeune homme d’être à l’abri de la violence par arme à feu.

Une menace pour la société

En appel, Nelson Lugela a fait valoir que le juge Keith Yamauchi avait commis plusieurs erreurs durant son procès, dont une interprétation indûment étriquée de son caractère.

La Cour d’appel a également entendu des arguments selon lesquels le juge n’aurait pas accordé suffisamment d’importance au niveau d’intoxication par de la drogue de Nelson Lugela en tant que facteur pertinent et qu’il se serait trompé dans l'appréciation des facteurs aggravants.

En condamnant l’accusé, le juge Keith Yamauchi avait statué que Nelson Lugela était une menace pour la société, car il avait un casier judiciaire important, qui comportait notamment des infractions commises avec une arme à feu.

Toutefois, les juges ont estimé que le juge Keith Yamauchi n’avait pas fait d’erreur.

Il ne s’est pas trompé en prenant en compte le casier judiciaire du demandeur comme facteur. Il a également pris en considération d’autres facteurs et preuves afin d’évaluer son caractère, dont plusieurs rapports psychologiques datant d’autres audiences de détermination de la peine et le rapport de mai 2019, a écrit le juge Jack Watson.

Le rapport de mai 2019 a conclu que le demandeur présentait [...] un risque de récidive élevé et n’avait pas répondu aux traitements antérieurs.

La Cour d’appel a affirmé que le juge du procès a exercé son pouvoir discrétionnaire de manière raisonnable en considérant les principes de détermination de la peine, les facteurs déterminant l’admissibilité à une libération conditionnelle et la nature du délit.

La Cour avait déjà confirmé la condamnation de Nelson Lugela en 2020.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !