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Entreprises et consommateurs prévoient une forte inflation, selon la banque centrale

Une cliente inspecte sa facture à la caisse d'un grand magasin.

L'année 2021 a amené beaucoup de défis pour les entreprises canadiennes.

Photo : getty images/istockphoto / Juanmonino

La Presse canadienne

Les entreprises et les consommateurs croient de plus en plus que la cadence des hausses de prix se poursuivra plus longtemps à son rythme soutenu, révèlent deux sondages réalisés par la Banque du Canada.

La paire d'enquêtes trimestrielles de la banque centrale auprès des entreprises et des consommateurs montre que les répondants s'attendent à ce que l'inflation annuelle demeure au-dessus de la cible de 2,0 % privilégiée par la Banque du Canada pour le reste de l'année.

Les deux tiers des sociétés qui ont participé à l'enquête de la banque sur les perspectives des entreprises prévoient que l'inflation restera supérieure à 3 % au cours des deux prochaines années.

Les répondants à l'enquête sur les attentes des consommateurs s'attendaient à ce que l'inflation reste supérieure à 4 % au cours des deux prochaines années et à 3,5 % dans les cinq prochaines années.

L'inflation, le problème le plus criant

Pour les consommateurs, l'inflation est devenue ce que la banque centrale décrit comme le problème économique le plus important, plus que les impôts ou les emplois.

L'enquête réalisée auprès des consommateurs suggère également que les Canadiens doutent que les décideurs politiques puissent facilement maîtriser la forte inflation, les deux tiers des répondants affirmant qu'elle est plus difficile à contrôler maintenant qu'avant la pandémie.

L'enquête auprès des entreprises et des consommateurs a eu lieu avant que le pays ne connaisse une augmentation rapide des cas de COVID-19, ce qui s'est traduit par la mise en place de nouvelles restrictions économiques pour ralentir la propagation du variant Omicron.

L'économiste en chef de la Banque CIBC, Avery Shenfeld, a écrit dans une note qu'une enquête similaire réalisée maintenant ferait probablement reculer l'optimisme exprimé par les entreprises vers la fin novembre, mais les attentes en matière d'inflation resteraient sans aucun doute élevées.

Une mise à jour attendue

La Banque du Canada doit faire une annonce la semaine prochaine au sujet de son taux d'intérêt directeur et fournir une mise à jour des perspectives économiques.

Les hauts responsables de la banque centrale ont précédemment dit qu'ils surveillaient de près les attentes pour voir si les Canadiens commençaient à croire que les problèmes temporaires à l'origine de l'inflation deviendraient des moteurs permanents de croissance des prix.

La chaîne d'approvisionnement

L'inflation annuelle a atteint 4,7 % en novembre, et elle devrait être au moins aussi élevée lorsque les chiffres de décembre seront dévoilés, mercredi.

L'une des principales raisons de l'augmentation, signalée dans chacune des deux enquêtes publiées lundi par la banque centrale, est l'existence de problèmes persistants dans la chaîne d'approvisionnement.

Les consommateurs ont indiqué à la banque qu'ils ne s'attendaient pas à voir les problèmes de chaîne d'approvisionnement se dissiper avant la fin de la pandémie, et les répondants n'étaient pas certains du moment où cela surviendrait.

La fin de la pandémie d'ici deux ans

Les responsables de la Banque ont écrit que de nombreux répondants pensent que la pandémie prendra fin, ou que la COVID-19 deviendra endémique, dans les deux prochaines années, tandis que certains s'attendent à ce qu'elle dure encore plus longtemps.

Les entreprises étaient également incertaines quant au moment où les problèmes de chaîne d'approvisionnement seront résolus, mais plusieurs s'attendent à ce que cela prenne au moins plus d'un an.

La pression salariale

Aux pressions inflationnistes s'ajoutent les plans, pour une forte majorité d'entreprises, d'augmenter les salaires à un rythme plus rapide au cours des 12 prochains mois, soulignant la nécessité de rivaliser pour attirer les talents dans un contexte de pénuries de main-d'œuvre croissantes dans les régions et les secteurs.

Le rapport d'enquête de la banque a noté que les augmentations du coût de la vie alimentent également de plus en plus des pressions salariales.

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