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Une infirmière formée à l’étranger quitte le N.-B. faute de pouvoir y travailler

Un infirmière en uniforme se prends en photo avec son masque sanitaire.

Maria Sauco a reçu en 1993 son diplôme d’un baccalauréat en sciences infirmières aux Philippines. Elle a ensuite entamé une carrière à l'internationale, notamment au Royaume-Uni et aux Emirats Arabes Unis.

Photo : photo soumise par Maria Sauco

Radio-Canada

Une infirmière philippine qui a quitté le Nouveau-Brunswick en 2020, Maria Sauco, dénonce le processus d’immatriculation de l’Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick. Il est beaucoup trop coûteux et compliqué, dit-elle.

En 2019, Maria Sauco et son mari ont quitté l’Alberta pour s’installer dans une région rurale néo-brunswickoise. Lorsque la pandémie a débuté, Maria Sauco a ressenti le besoin de pratiquer son métier d’infirmière à nouveau.

Elle s’est vite vue confrontée à de nombreuses barrières. Des frais de 460 $ sont exigés pour rejoindre l’Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick. De plus, le processus d’immatriculation peut prendre jusqu’à deux ans.

Parallèlement, son attestation professionnelle au National Nursing Assessment Service (NNAS), au coût de 650 $ américain, n'est pas reconnue par la province, bien qu'il lui permet d’exercer comme infirmière dans plusieurs pays.

Maria Sauco dit comprendre pourquoi le Nouveau-Brunswick demande aux travailleurs de l’étranger une vérification de casier judiciaire en plus d’une attestation de leurs diplômes et de leurs expériences de travail.

Toutefois, la perspective de devoir à nouveau passer un examen pour prouver ses compétences lui a été intolérable. Ça n’en vaut pas la peine, clame la quinquagénaire.

En septembre 2020, Maria Sauco quitte donc Moncton pour travailler aux États-Unis. Actuellement infirmière dans un hôpital du Texas, elle affirme que le salaire y est meilleur, et qu’elle s’y sent appréciée.

Higgs demande l’aide des travailleurs étrangers

Au Nouveau-Brunswick, 113 personnes sont actuellement hospitalisées en raison de la COVID-19.

Le taux d’absentéisme dans le système de santé est alarmant, selon les autorités sanitaires. Lundi, 322 travailleurs de la santé étaient absent en raison de la COVID-19.

Cette situation est aussi signalée ailleurs au pays. En Ontario, des infirmières formées à l’étranger peuvent depuis janvier travailler dans les hôpitaux et les foyers de soins de longue durée grâce à un programme déployé pour contrer l’absentéisme.

Face aux défis auxquels est confronté le système de santé néo-brunswickois, le premier ministre Blaine Higgs, exhorte maintenant les travailleurs étrangers à se porter volontaires pour travailler en première ligne dans la lutte contre le virus.

Premier Blaine Higgs in press conference.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs.

Photo :  CBC / Ed Hunter

Des discussions sont en cours entre la province et l’Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick pour voir de quelle façon les travailleurs étrangers pourraient venir en aide au système de santé.

En 2021, 90 infirmières formées à l’étranger ont complété le processus d’immatriculation de l’Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick. Une trentaine d'autres ont entamé le processus le mois dernier.

En 2020, elles étaient onze tandis que seulement neuf d’entre elles ont rejoint l’Association entre 2016 et 2019.

Avec les informations de Rachel Cave de CBC

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