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Tempêtes et cours en ligne ne font pas nécessairement bon ménage

L'enseignement en ligne ne devrait pas être la solution à tout selon plusieurs intervenants.

Un adolescent, qui écoute de la musique, fait ses devoirs en ligne.

L'enseignement en ligne ne devrait pas être la solution à tout selon Josée Scalabrini de la Fédération des syndicats de l’enseignement.

Photo : iStock

Alors que les élèves du primaire et secondaire de la grande région de Québec sont toujours équipés pour l’apprentissage en ligne, des enjeux de préparation ont néanmoins forcé les centres de services scolaires à ne pas offrir de cours lundi. Des directives plus claires pour le futur sont toutefois réclamées.

Très tôt lundi matin, tous les Centres de services scolaires de Chaudière-Appalaches et de la Capitale nationale ont annoncé leur fermeture pour la journée en raison des conditions météorologiques. Certains établissements privés avaient quant à eux prévu le coup et déjà déterminé que l’apprentissage en ligne se poursuivrait une journée de plus.

Des contraintes techniques

Dans les centres de services scolaires, on estime que la poursuite de l’enseignement en ligne nécessite un minimum de préparation. Or, la fermeture des écoles n’a été décrétée que quelques heures avant le début des classes.

Dans un contexte où notre personnel et plus particulièrement nos enseignantes n’ont pas d’alternative pour la garde de leurs enfants, il serait difficile d’exiger une prestation normale de travail à leur égard , explique par courriel Mélanie Charest du Centre de services scolaire des Découvreurs.

Un homme et son chien traverse une rue en plaine tempête devant une école fermée.

Pratiquement toutes les écoles de la région de Québec sont demeurées fermées ce matin.

Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard

Selon la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement Josée Scalabrini, les enseignants ne sont pas nécessairement équipés et préparés pour adapter rapidement leur plan d’apprentissage de la journée.

C’est totalement deux préparations différentes. On a tous vécu la situation avec les nouvelles technologies même pour nos rencontres familiales. On s’est vite rendu compte que ce n’est pas la même chose d'être derrière un écran que d’être en présence des gens. C’est exactement la même chose pour l’enseignement , ajoute-t-elle.

Josée Scalabrini assise à une table de presse devant un micro.

Josée Scalabrini est présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement.

Photo : Radio-Canada

La province étant habituée aux importantes chutes de neige, les journées tempêtes dans les écoles sont communes.

Un certain nombre est déjà prévu au calendrier scolaire, et si mère nature est plus clémente durant un hiver, ces journées sont transformées en journées pédagogiques au printemps. La fermeture des classes ne signifie donc pas la perte d’une journée d’apprentissage.

Un plan réclamé pour le futur

Le développement de l’apprentissage en ligne s’est beaucoup accéléré en raison de la pandémie. Par exemple, du côté du Centre de services scolaire des Découvreurs, une nouvelle directive encadrant le télétravail est en préparation et devrait être déposée d’ici la fin de l’année scolaire.

Pour la Fédération des comités de parents du Québec, l’enseignement à distance est un outil qui pourrait servir encore dans le futur, même lorsque la pandémie sera derrière nous. L’association veut toutefois éviter qu’il devienne une solution automatique de dépannage.

Elle cite entre autres une situation survenue à l’automne 2021 au Nouveau-Brunswick. En raison d’une grève puis d’un lock-out décrété lors d’un conflit de travail touchant le personnel de soutien en éducation, le gouvernement néo-brunswickois avait décidé de se tourner vers l’apprentissage en ligne.

Un homme en costume bleu sombre et en chemise blanche est devant le micro.

Kévin Roy, président de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ).

Photo : Radio-Canada / Tifa Bourjouane

La place des enfants est à l’école, c’est l’endroit où ils apprennent le mieux , explique le président de la Fédération Kévin Roy.

Kevin Roy réclame d’ailleurs que des directives claires encadrant l’enseignement à distance soient établies pour qu’il n’y ait pas surutilisation de la mesure. Ça peut faire un plan B, mais il faut vraiment qu’on vienne l’encadrer correctement pour les années à venir .

Josée Scalabrini espère elle aussi que l’apprentissage en ligne ne deviendra pas la norme. On a pu constater que l’enseignement à distance est très loin d’être un enseignement idéal pour l’apprentissage des enfants. Il ne faut pas que l’enseignement à distance devienne la solution à toute difficulté, plaide-t-elle.

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