•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pénurie record de propriétés résidentielles à vendre au pays

La ratio de ventes par rapport aux nouvelles inscriptions s'est établi à près de 80 % en décembre. La moyenne historique est de 54,9 %.

Une affiche d'agent immobilier qui indique la vente d'une maison à Québec.

L'indice des prix des propriétés MLS a enregistré une hausse record de 26,6 % par rapport à la fin de 2020.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Votre situation personnelle a changé, vous cherchez une nouvelle propriété et vous estimez que l'offre sur le marché de la revente est faible? Les plus récentes données de l'Association canadienne de l'immeuble (ACI) révèlent que vous n'avez pas la berlue.

L'offre de propriétés au pays a atteint un niveau plancher sans précédent à la fin de décembre. Le ratio de ventes par rapport aux nouvelles inscriptions s'est établi à 79,7 %, par rapport à 77 % en novembre. La moyenne historique est de 54,9 %.

Le nombre de propriétés à vendre au pays est le plus bas jamais enregistré, précise Shaun Cathcart, économiste principal à l'ACI.

« Un effort national intensif pour construire plus de logements permettra de résoudre le problème, mais il faudra probablement que les travaux dépassent tout ce que nous avons entrepris jusqu'à présent. Une petite amélioration du statu quo ne suffira pas. »

— Une citation de  Shaun Cathcart, économiste principal à l'ACI

En 2021, 666 995 propriétés résidentielles ont changé de main sur le système interagence (SIA) canadien. Ce chiffre est un nouveau record, qui dépasse d'un peu plus de 20 % le sommet annuel précédent, établi en 2020, et de 30 % la moyenne des 10 dernières années.

Conséquence pratique de cette hausse des ventes et d'un faible stock de maisons : le prix moyen des propriétés vendues au pays en décembre 2021 s'élevait à 713 500 $, en croissance de près de 18 % en un an.

Le prix moyen national est influencé par les ventes dans le Grand Vancouver et le Grand Toronto, deux des marchés les plus actifs et les plus chers au Canada.

Si l'on exclut ces deux marchés du calcul, le prix moyen national baisse de plus de 150 000 $ à 563 500 $.

Selon les analyses de l'ACI, dans le Grand Montréal, la croissance des prix d'une année à l'autre se maintient légèrement au-dessus de 20 %, tandis que Québec a enregistré une hausse d'environ 10 %.

L'augmentation annuelle des prix a été respectivement de 25 % et 30 % en Colombie-Britannique et en Ontario.

La hausse se chiffre entre 5 % et 10 % en Alberta et en Saskatchewan, et frôle les 12 % au Manitoba. Elle dépasse 30 % au Nouveau-Brunswick.

Nous entamons 2022 dans un contexte national de pénurie de logements aggravée. Toute baisse des ventes durant cette période est donc relative, car la demande n'a pas disparu. Cependant, il faudra attendre vers la fin du printemps pour voir le nombre d'inscriptions augmenter, a déclaré Cliff Stevenson, président de l'ACI.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !