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Un village de cabanes à pêche au profit des victimes d’un traumatisme crânien

René Corriveau près d'une cabane à pêche sur la rivière Thompson à Val-d'Or.

René Corriveau est responsable du projet et bénévole pour Le Pilier.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Les pêcheurs sur glace sont de retour depuis quelques semaines sur les plans d'eau glacés de Val-d'Or. Grâce à une initiative de l'organisme Le Pilier, un petit village de cabanes à pêche prend vie chaque hiver tout près du pont de la rivière Thompson.

Bénévole pour l’organisme, René Corriveau est présent tôt le matin pour accueillir et assister les pêcheurs qui ont réservé leur place dans l’une ou l’autre des petites cabanes rouges.

Moyennant un don au Pilier, un organisme qui offre des services aux traumatisés crâniens, les adeptes reçoivent les lignes, les hameçons et le bois de chauffage pour agrémenter leur journée de pêche.

René Corriveau tient un poisson dans ses mains.

René Corriveau est lui-même traumatisé crânien depuis 1993.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Je trouvais ça long de passer l’hiver chez moi et j’ai présenté ce projet à Alain Beaulieu du Pilier, raconte M. Corriveau. Il a réussi à trouver des commanditaires pour tout le matériel et j’ai pu bâtir les cabanes chez moi, dans mon garage, avec l’aide des bénévoles de l’organisme.

Lancé il y a quelques années, le projet rend la pêche blanche plus accessible à la population en général. Les pêcheurs peuvent en effet accéder à leur cabane avec leur voiture, tout près du pont de la rivière Thompson.

Deux hommes et une femme près d'un trou de pêche sur la glace.

Les pêcheurs sont nombreux à se rassembler près du pont de la rivière Thompson comme Keven Cormier (à gauche) et Joffrey Constant (à droite).

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Samedi matin, Keven Cormier et Joffrey Constant étaient parmi les braves qui ont défié le froid sibérien pour taquiner le poisson.

J’avais le bout des doigts gelés quand je suis arrivé à 8 heures ce matin, mais ce n'est pas grave, c’est une passion, raconte Keven Cormier. C’est déjà mon troisième week-end ici cet hiver. On s’amuse, on prend du poisson et on encourage une bonne cause.

C’est une belle façon de s’évader, ajoute Joffrey Constant. Avec tout ce qui passe de nos jours, ça prend des périodes pour évacuer le stress.

Maxime Beaudoin tient une canne à pêche en bois.

Maxime Beaudoin est un autre adepte qui profite des installations gérées par Le Pilier.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Je viens relaxer ici de temps en temps. C’est une belle place pour la famille, très accessible et pas cher. En plus, il y a du poisson!, lance-t-il.

René Corriveau souligne que le site est devenu très populaire au fil des années, surtout lors des douces journées des mois de février et mars.

On a plusieurs pêcheurs réguliers et quand c’est plein de monde, il y a vraiment beaucoup d’ambiance et c’est beau à voir. C’est un bon site pour prendre du poisson, mais le plaisir pour la plupart des gens, c’est de venir prendre l’air et s’amuser avec les enfants. Personnellement, j'aime partager mes trucs et rencontrer toutes sortes de gens sympathiques. Quand ils sont contents et qu’ils me disent qu’ils veulent revenir, ça me fait un petit velours, conclut-il.

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