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Présence accrue de COVID-19 dans des communautés autochtones du nord de la Saskatchewan

Une femme autochtone se fait vacciner contre la COVID-19.

Malgré un taux élevé de vaccination contre la COVID-19, des communautés autochtones se préparent à faire face à une cinquième vague de la pandémie.

Photo :  CBC / Ben Nelms

Radio-Canada

La cinquième vague de la pandémie n’épargne pas des communautés autochtones de la Saskatchewan.

La communauté autochtone de Lac la Ronge, dans le nord de la province, fait face à une augmentation du nombre de cas de COVID-19, malgré un taux élevé de la vaccination. C'est le signe que la cinquième vague de la pandémie est enclenchée.

La cheffe de la communauté de Lac La Ronge, Tammy Cook-Searson, indique que, dans la communauté de Stanley Mission, située au nord-est de La Ronge, 92 % des personnes âgées de 12 ans et plus ont reçu leur première dose de vaccin contre la COVID-19.

« Le variant Omicron touche la province et aussi nos communautés. »

— Une citation de  Tammy Cook-Searson, cheffe de Lac La Ronge
La chef de la Bande indienne de Lac La Ronge, Tammy Cook-Searson.

L'augmentation du nombre d'infections s’explique par les tests de dépistage effectués au centre de santé de Lac La Ronge.

Photo : CBC

Le cinquième des cas de COVID-19 au sein de la Northern Inter-Tribal Health Authority (NITHA) se trouve à Stanley Mission. En date de vendredi, 36 cas actifs y ont été confirmés.

Selon Tammy Cook-Searson, l'augmentation du nombre d'infections s’explique par des tests de dépistage effectués au centre de santé de la communauté, alors que les autres communautés ont uniquement accès à de tests rapides.

Les lignes directrices de la province conseillent aux personnes asymptomatiques qui obtiennent un résultat positif à un test antigénique rapide de renoncer à un test PCR.

Tammy Cook-Searson s’inquiète pour sa communauté, maintenant que le gouvernement provincial utilise les taux d’hospitalisation comme indicateur clé de la COVID-19 : Dans nos collectivités, nous avons beaucoup de personnes qui sont immunodéprimées. Même si on est doublement vacciné et qu'on obtient une dose de rappel, on peut quand même contracter la COVID-19. Nous ne savons pas quels seront les résultats.

Au cours des plus récentes vagues de la pandémie, les communautés autochtones du nord de la Saskatchewan ont annoncé un plus grand nombre de cas et de décès en lien avec la COVID-19 que dans le reste de la province.

Une augmentation constante

Selon le médecin en chef de la Northern Inter-Tribal Health Authority, Nnamdi Ndubuka, bien que le nombre de cas actifs semble peu élevé, le nombre quotidien de nouveaux cas confirmés dans le nord de la province augmente de façon constante.

« Ce n’est qu’une question de temps avant que nous ne soyons touchés par la même augmentation exponentielle que dans le reste de la province. »

— Une citation de  Nnamdi Ndubuka, médecin en chef de la Northern Inter-Tribal Health Authority

Au cours de la dernière semaine, il y a eu une augmentation de 150 % du nombre de nouveaux cas et une moyenne de 43 nouveaux cas pour 100 000 personnes, soit environ le double de la moyenne provinciale, a dit le Dr Ndubuka dans une entrevue accordée jeudi à CBC.

Des effets sur la santé mentale

Dans la Première Nation d’English River, située à environ 330 kilomètres au nord-ouest de Prince Albert, le centre de santé a résisté à la quatrième vague de la pandémie provoquée par le variant Delta.

Toutefois, sa directrice, Bernie Eaglechild, se prépare pour la cinquième vague.

« La fatigue liée à la COVID-19 est bien réelle. »

— Une citation de  Bernie Eaglechild, directrice du centre de santé de la Première Nation d’English River

Selon Bernie Eaglechild, le fait que les messages changent constamment met la santé des personnes qui essayent de se tenir au courant à rude épreuve : Cela joue sur la santé mentale de notre peuple. Nous en avons assez, j’en ai assez, tout le monde en a assez.

D’après les informations de Dayne Patterson

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