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Nickel dans l’air : le maire Marchand esquive les critiques

Une vue au loin d'une partie du quartier Limoilou en hiver. (archives)

Une vue au loin d'une partie du quartier Limoilou en hiver. (archives)

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Critiqué, le maire de Québec Bruno Marchand se défend d'avoir l'intention de réagir trop tardivement à la proposition controversée du gouvernement Legault de permettre une concentration plus élevée de nickel dans l'air.

Le maire a signifié son intention ce week-end d'exprimer sa position sur le sujet le 3 février, lors d'un comité plénier. Il souhaite d'ici là regrouper un maximum d'avis d'experts.

Pour se positionner, on n'est pas obligé d'attendre le plénier. Chaque parti peut se positionner aussi. On pense que c'est une excellente façon de faire, à la fois pour les citoyens et nos élus de mettre des acteurs et actrices qui connaissent le dossier sous différents angles et que nos élus puissent les questionner, puissent aborder les différents enjeux, souligne-t-il.

« Pour moi, c'est une extraordinaire façon de faire pour élever le débat. »

— Une citation de  Bruno Marchand, maire de Québec

Le 22 décembre dernier, le gouvernement Legault a annoncé son intention d'adopter un règlement visant à augmenter de cinq fois la limite quotidienne d'émissions de particules de nickel permises dans l'air ambiant.

Aussitôt, une mobilisation citoyenne pour s'opposer à une telle mesure s'est organisée dans Limoilou, un quartier voisin du port de Québec où la concentration de nickel serait déjà sept fois plus élevée que la moyenne canadienne.

Consultation publique

Le gouvernement donne 60 jours, donc jusqu'au 20 février, aux personnes et organismes intéressés pour remettre leur mémoire dans le cadre d'une consultation publique. Le 7 février se situe donc beaucoup trop près de la date butoir, pense Marie-Hélène Deshaies de la table citoyenne littoral est.

On pense que si ça se fait le 7 février, la Ville de Québec va avoir moins de temps pour se préparer et soumettre un rapport qui est consistant, donc on va continuer à le rappeler au maire et à son équipe qu'il doit agir et prendre ses responsabilités, déplore-t-elle.

Bruno Marchand lors d'un point de presse à l'hôtel de ville de Québec.

Le maire de Québec, Bruno Marchand (archives)

Photo : Radio-Canada

L'opposition à l'hôtel de ville appuie pour sa part la mobilisation citoyenne.

Il n'y a pas de raison de retarder le positionnement de la Ville de Québec, c'est maintenant qu'on doit agir. L’aveuglement volontaire et le manque de leadership de Bruno Marchand dans le dossier du nickel sont déplorables, lance Jackie Smith, cheffe de Transition Québec et conseillère municipale de Limoilou.

Pourquoi augmenter la concentration de nickel?

Le Canada est le cinquième producteur mondial de nickel au monde. En 2019, le Québec en a produit plus de 54 000 tonnes, soit près du tiers de la production nationale.

Il s’agit d’une substance cancérigène, qui peut engendrer divers problèmes de santé chez les travailleurs et les citoyens qui y sont régulièrement exposés.

La nouvelle moyenne annuelle permise serait la même que dans l'Union européenne. Québec admet vouloir rester attractif aux yeux de l’industrie, d’autant plus que les batteries des véhicules électriques - la voie de l'avenir selon plusieurs experts - contiennent du nickel.

Avec les informations de Kassandra Nadeau-Lamarche et Jean-François Blanchet

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