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Un retour à l’école teinté d’excitation, mais aussi d’angoisse

Une classe est vide.

Une classe

Photo : CBC/David Donnelly

Radio-Canada

C’est le jour J pour bien des élèves qui peuvent enfin reprendre le chemin de l'école.

Plusieurs enfants et adolescents sont ravis de retourner en classe.

Bien des enseignants se font une joie de renouer avec eux.

Ils veulent retourner travailler. Ils veulent retrouver les jeunes parce qu’ils savent que c’est la meilleure façon d’exercer leur profession, lance le président du Syndicat de l'enseignement du Saguenay, Jean-François Boivin.

Un élève lève la main pour pouvoir poser une question à son enseignante.

Un élève lève la main pour pouvoir poser une question à son enseignante.

Photo : Associated Press / LAURENT GILLIERON

Son homologue du Syndicat de l’enseignement de Louis-Hémon, France Lapierre, abonde dans le même sens que lui.

Au primaire, ce n’est pas évident d’offrir de l’enseignement à distance. C’est un peu plus facile au secondaire, mais ce n’est pas la vraie vie. Il faut retourner à une routine, souligne-t-elle.

Les enseignants ont besoin de revoir les élèves, d’interagir avec eux, ajoute Mme Lapierre.

Même si l'optimisme règne, il n’en demeure pas moins qu’une certaine angoisse perdure.

Selon M. Boivin, cette inquiétude est liée au fait que le ministre québécois de l’Éducation, Jean-François Roberge, a entretenu un certain flou artistique par rapport au retour à l’école.

On a eu les informations au compte-gouttes, déplore-t-il, visiblement désappointé.

France Lapierre soutient que les enseignants ont encore bien des questions concernant notamment les tests rapides et le protocole à respecter en cas d’éclosion.

C’est toujours difficile de savoir dans quel environnement ils vont devoir évoluer, mentionne-t-elle.

Malgré ce climat d’incertitude, les deux leaders syndicaux s’accordent pour dire que les enseignants ont la ferme intention de ne pas ménager leurs efforts pour offrir une éducation de qualité à leurs élèves.

Ils feront aussi le maximum pour éviter tout retour en arrière.

On va tout faire pour qu'il n'y ait pas d'éclosion. Il faut aller en classe. Il faut apprendre à vivre avec le virus, indique une enseignante de l'école primaire Sainte-Bernadette, de Chicoutimi.

L'une de ses collègues reconnaît que la peur est quand même au rendez-vous.

On a des masques et les enfants aussi. C'est certain qu'on reste toujours avec une petite crainte, mais on pense que ça va bien se dérouler, dit-elle.

Les parents, quant à eux, semblent plutôt sereins. De toute évidence, ils font confiance à leurs enfants et aux enseignants.

Je n'ai aucune appréhension par rapport à ça. Ils vont suivre les mesures sanitaires, indique un père de famille.

Un autre papa ajoute qu'il n'est pas inquiet lui non plus, avant de préciser que la place des enfants est en classe.

C'est bon pour eux de revenir à l'école. Ils ont besoin de socialiser, conclut-il.

Sur la base des entrevues de Louis Martineau et de Frédéric Tremblay

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