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Retour en classe : les parents évaluent les options, les élèves veulent un gel des notes

Les élèves de 5e année de l'École élémentaire catholique des Voyageurs, à Ottawa, écrivent une lettre au premier ministre Harper.

Avec la tempête hivernale, les élèves d'Ottawa devraient être de retour sur les bancs de l'école mardi (archives).

Radio-Canada

Un appel lancé pour un « gel des notes » est l'une des nombreuses façons dont élèves et parents d'Ottawa expriment leur mécontentement face à la décision de l'Ontario de rétablir les cours en personne dans les écoles élémentaires et secondaires de la province.

Les élèves devaient retourner en salle de classe lundi – alors que la province avait retardé le retour à l'école de deux semaines après les vacances d'hiver – mais, dans la région d’Ottawa, une importante tempête hivernale signifie que cette rentrée en présentiel devra attendre encore un jour.

La province avait expliqué suspendre l'apprentissage en personne afin de pouvoir s’approvisionner en masques N-95, améliorer les taux de vaccination des jeunes contre la COVID-19 et déployer 3000 filtres HEPA dans les salles de classe.

Le nombre élevé de cas liés au variant Omicron a poussé plusieurs conseils scolaires de l'Ontario, y compris le Conseil scolaire de district d'Ottawa-Carleton (OCDSB), à reconnaître que des annulations de classe de dernière minute pourraient survenir si les infections affectaient trop de membres de son personnel.

Samedi, la médecin chef en santé publique de Santé publique Ottawa, la Dre Vera Etches, a diffusé une courte vidéo d'encouragement sur Twitter à l’attention des enseignants, des parents et des élèves, estimant que le retour à l’école en personne est bon pour le bien-être des étudiants.

Merci pour votre soutien pendant cette période de transition, a-t-elle déclaré dans sa vidéo.

Un gel des notes demandé

Mais le retour en classe ne fait pas le bonheur de tout le monde.

Dimanche soir, plus de 2000 élèves et parents avaient signé une pétition en ligne diffusée par un groupe d'étudiants du Lisgar Collegiate Institute à Ottawa appelant, entre autres, à un gel des notes.

La pétition demande à l'OCDSB d’imiter les autres conseils scolaires de la province en gelant les notes des élèves à leur niveau d’avant les vacances d'hiver.

Le conseil scolaire du district de Toronto a annoncé, jeudi dernier, que ses élèves du secondaire ne seraient pas affectés négativement par les évaluations finales du semestre, et que les enseignants ne prendront en considération les notes attribuées après le 17 décembre que si celles-ci profitent aux élèves.

D'autres conseils scolaires ont adopté la même politique.

À Ottawa, l’instigateur de la pétition, William Cooper, un élève de 10e année à Lisgar, juge qu'il serait injuste pour les élèves que l'OCDSB ne s’aligne pas sur la position des autres conseils.

Cela désavantagerait les étudiants d'Ottawa notamment pour leurs dossiers de candidatures à l'université, a-t-il estimé en entrevue avec CBC.

Les parents face à une décision impossible

Certains parents s'interrogent quant à eux sur la pertinence de renvoyer leurs enfants en classe en pleine vague Omicron et disent craindre pour leur sécurité.

Je suis obligée de prendre une décision impossible, a ainsi partagé Trina Fraser, une avocate d'Ottawa mère d’un fils inscrit en 9e année à l'école secondaire Sir Robert Borden et d’une fille inscrite en 6e année à l'école publique de Knoxdale.

Une salle de classe avec au premier plan un gel désinfectant et une affiche sur laquelle il est écrit "Welcome back".

Des parents craignent pour la sécurité de leurs enfants en pleine vague Omicron (archives).

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Soit j’envoie mes enfants dans la fosse aux lions, soit je les garde à la maison, ce qui veut dire que je leur fais l’école à domicile.

Mme Fraser reconnaît les difficultés auxquelles certains parents et élèves sont confrontés lorsque les écoles ne sont pas ouvertes à l'apprentissage en personne, mais elle se demande pourquoi une option d'apprentissage virtuel temporaire n'est pas disponible tant que le nombre de cas quotidiens ne s’est pas calmé.

La mère de famille indique qu’elle pourrait inscrire ses enfants à l'apprentissage en ligne, mais rappelle que le nombre de places est limité et que cela signifierait également empêcher ses enfants de retourner en classe durant tout le semestre.

Avec les informations de Ben Andrews, CBC

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