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Des garderies veulent plus de temps pour choisir de joindre ou non le système public

Les enfants sont assis dehors.

La Nouvelle-Écosse a conclut une entente avec le gouvernement fédéral pour offrir 9500 places en garderie à 10 $ par jour. (archives)

Photo : Michael Gorman/CBC

Radio-Canada

La Nouvelle-Écosse donne un ultimatum aux opérateurs de garderie privées.

Ils peuvent modifier leur modèle d’affaires pour demander des frais moins élevés et offrir de meilleurs salaires, sinon ils vont perdre tout financement de la province. Et ils ont jusqu'au 18 mars pour prendre cette décision.

C’était assez choquant, affirme la propriétaire de la Garderie Health Park Early Learning Centre, Helen Gamble, à Sydney au Cape Breton.

Il y a beaucoup de choses à faire, beaucoup de choses à traiter. Une grande partie de l’information n’est pas présente, par exemple, nous ne savons pas à quoi cela va ressembler. Tout ce que nous savons, c’est qu’elles pourraient être nos options. Mais ce à quoi ressemble la partie financement, nous ne le savons pas, déplore Mme Gamble.

Cette décision fait suite à une entente sur les services de garde abordables conclue entre la province et Ottawa en juillet dernier.

La semaine dernière, le ministère de l’Éducation a fourni aux garderies un bref aperçu des options qui s'offrent à elles.

Parmi ces choix, il y a celui de devenir un fournisseur de services agréés ou de fonctionner comme un organisme sans but lucratif.

Paiement unique

Les centres entrant dans le nouveau programme seraient placés sous la gestion d’une nouvelle organisation centrale que le ministère de l’Éducation est en train de créer afin de superviser le système de garderie.

La province offre aux centres qui envisagent ce changement une subvention de 15 000 $ qui sera utilisée pour des services consultatifs professionnels.

Mme Gamble raconte avoir développé son entreprise  dans le sang, la sueur et les larmes  et qu’elle a maintenant une longue liste d’attente. Elle craint que la qualité de ses services ne diminue dans le cadre d’un modèle géré par le gouvernement.

Je m’investis de tout cœur et financièrement, dit-elle.

« Il m’a fallu 20 ans pour construire le centre, économiser et le faire fonctionner. Comment puis-je prendre une décision, une décision éclairée en deux mois ? »

— Une citation de  Helen Gamble, propriétaire de la garderie Health Park Early Learning Centre

Le nouveau système inquiète

Lesley Corbett est propriétaire du centre Tallahassee Early Learning Centre à Eastern Passage.

Elle pense qu’elle pourrait ajouter plus d’enfants à sa garderie à l’heure actuelle en vertu des règlements provinciaux, mais ajoute que la qualité des services serait affectée.

La semaine dernière, la province a annoncé que 1500 nouvelles places dans les garderies sans buts lucratifs seront disponibles à partir de cet automne, dans le cadre des 9500 nouvelles places promises dans le cadre de l’entente fédérale-provinciale de cinq ans.

Je pense que les enfants vont souffrir et que le personnel va finir par être épuisé, pense Mme Corbett.

Repousser l’échéance

Lesley Corbett a déclaré que peu d’explications avaient été données sur la façon dont son salaire serait payé au travers du programme. Elle a ensuite soumis le dossier d’information de la province à un avocat qui lui a dit qu’il était effectivement trop vague pour qu’une décision puisse être prise.

Soyez simplement honnête avec nous, soyez transparent et dites-nous ce qui se passe, demande Mme Corbett. Et vous savez quoi ? Je suis une personne très positive. Je vais regarder ça et dire : "OK, alors je peux travailler avec ça". Mais faites-nous savoir ce que c’est.

Lesley Corbett et Helen Gamble, ainsi que le député provincial de Hammonds Plains-Lucasville, Ben Jessome, demandent à la province de prolonger la date limite du 18 mars pour que les exploitants de garderies privées aient davantage le temps de choisir l'option qui leur convient.

Avec les informations de Erin Pottie, de CBC.

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