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L’industrie esthétique du N.-B. en grogne contre la fermeture de ses commerces

Deux coiffeuses portant des couvre-visages sont au travail dans un salon de coiffure.

Les salons de soins esthétiques et les spas devront fermer leurs portes jusqu'au 31 janvier (archives).

Photo : iStock

Radio-Canada

Barbiers, coiffeuses, esthéticiennes, maquilleuses… Des travailleurs du secteur des soins esthétiques au Nouveau-Brunswick en ont assez des restrictions sanitaires qui touchent leur industrie.

Depuis le passage à la phase 3 du plan hivernal samedi, les commerces jugés non essentiels – incluant les spas et les salons de soins corporels – doivent fermer leurs portes pendant au moins deux semaines.

Certains propriétaires et travailleurs s’opposent à cette mesure et sont en train de se mobiliser pour faire entendre leur voix.

Moi j’ai une famille, j’ai trois enfants, j’ai des responsabilités en tant qu’adulte. J’ai des choses qu’il faut que j’accomplisse, dit la coiffeuse Lise Aubé, exaspérée. Elle soutient que l’aide financière promise par le gouvernement – jusqu’à 10 000 dollars non remboursables – ne s’applique pas à tout le monde.

Toutes les coiffeuses, les barbiers, les esthéticiennes, qui travaillent [de manière] autonome, tout seuls, on qualifie pas [pour le] 10 000, se désole-t-elle.

Une injustice, selon des travailleurs

Pour Blaine Harris, membre de l’Association des barbiers du Nouveau-Brunswick, c’est un réponse automatique de la province de fermer les salons de coiffure et les spas, tout en permettant à d’autres de rester ouverts, comme les dentistes, les physiothérapeutes, les massothérapeutes, les chirothérapeutes. Eux ne sont pas affectés par cette mesure.

Norma Brine, coiffeuse et membre de l’Association de cosmétologie du Nouveau-Brunswick, se questionne quant à elle sur les motivations du gouvernement de Blaine Higgs.

Norma Brine.

Norma Brine soutient qu'aucune éclosion de COVID-19 n'a été déclarée dans l'industrie des soins esthétiques au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Je ne pense pas que nous autres, dans notre domaine, qu’on a eu des éclosions de COVID. Donc on se demande : pourquoi ils nous font cette injustice-là?

Radio-Canada a tenté d’obtenir des chiffres à ce sujet, mais la province n’avait toujours pas répondu à cette demande d’informations au moment de publier ces lignes.

Cette injustice est également perçue par la directrice générale de l’Association de cosmétologie de la province, Gaye Cail.

« Si on va acheter des vêtements, on n’a pas besoin d’être vaccinés, rien n’est désinfecté, on ne prend pas de mesures comme dans notre industrie. Ce n’est pas juste. »

— Une citation de  Gaye Cail, directrice générale de l'Association de cosmétologie du N.-B.

Même son de cloche du côté de Shelley McAnespy, propriétaire d’un salon de coiffure à Riverview, qui a l’intention d’organiser une manifestation à Moncton cette semaine.

La coiffeuse dit vouloir montrer aux gens que les travailleurs sont tous ensemble pour faire valoir leur droit de travailler qui, selon elle, est un droit fondamental.

D’après un reportage de Maria-Isabelle Noël

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