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Le délestage et les chirurgies retardées, un casse-tête pour des estriens

La mère tient sa fille dans ses bras à l'extérieur.

Mélissa Ramsey et sa fille attendent toutes les deux une chirurgie qui changera leur quotidien.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En Estrie, des milliers de personnes sont en attente d'une chirurgie. Leur patience est mise à rude épreuve en raison du délestage dans le réseau de la santé qui continue de retarder le travail dans les salles d'opération.

C'est le cas de la famille de Mélissa Ramsey qui voit son quotidien bouleversé dans l'attente de deux chirurgies qui amélioreront grandement leur qualité de vie.

La petite MacKenzie, 4 ans, fait de l'apnée du sommeil et ses nuits n'ont rien de reposant. Je trouvais qu'elle respirait fort la nuit. On a passé un test d'apnée du sommeil et ça s'est révélé qu'elle arrêtait de 7 à 7 fois et demi de l'heure de respirer, décrit sa mère Mélissa Ramsay.

La petite fille est dans son traineau.

La petite MacKenzie souffre d'apnée du sommeil qui réduit grandement son niveau d'énergie.

Photo : Radio-Canada

La famille connaît le diagnostic depuis mars dernier, mais l'opération qui pourrait améliorer son sommeil tarde à être planifiée. Il faut qu'elle voie un pneumologue rapidement et ça fait un an. Ils m'ont appelé pendant les fêtes et ils m'ont dit que je suis encore sur la liste d'attente et c'est long, s'inquiète Mme Ramsey.

« Le plus beau cadeau, ce serait que ma fille MacKenzie soit opérée rapidement. C'est plus difficile de lui apprendre, c'est une petite fille qui a moins d'énergie qu'elle devrait avoir. »

— Une citation de  Mélissa Ramsey, mère de MacKenzie

Si la fatigue s'accumule chez la fillette, l'épuisement se fait aussi sentir pour les parents. Son père et moi vivons des épisodes de stress la nuit, est-ce qu'elle va arrêter de respirer, va-t-il y avoir des conséquences, explique Mélissa Ramsey.

MacKenzie n'est pas la seule dans la famille à attendre d'une opération, sa mère Mélissa doit pour sa part subir une chirurgie bariatrique. Depuis le début de la pandémie, le réseau de la santé est en surcharge ce qui entraîne le report de l'opération.

« J'étais supposée de me faire opérer entre mars et avril et malheureusement, il m'a annoncé que ça allait prendre un an à un an et demi de plus à cause de la COVID. »

— Une citation de  Mélissa Ramsey, en attente d'une chirurgie bariatrique

En date du 7 janvier, sur tout le territoire du CIUSSS de l'Estrie-CHUS plus de 12 300 personnes étaient en attente d'une chirurgie.

Les effets de la pandémie sont réellement présents et vous n'êtes pas sans savoir non plus qu'on n'a jamais pu reprendre 100 % d'activité chirurgicale en raison et de la COVID, mais aussi du personnel qui était absent depuis mars 2020, décrit le pdg du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Stéphane Tremblay.

L'établissement fera le point sur le délestage dans le réseau au début de la semaine.

D'après le reportage de Pierrick Pichette

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