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Les centres de services scolaires veulent éviter de faire appel aux parents

Les élèves seront de retour en classe le 17 janvier.

Les élèves qui obtiendront un résultat positif à un test de dépistage de la COVID-19 seront renvoyés à la maison avec une liste de devoirs. Toutefois, aucun cours en ligne n'est prévu (archives).

Photo : CBC/David Donnelly

À l’aube de la rentrée scolaire, les centres de services scolaires de l’Est-du-Québec veulent éviter de faire appel aux parents qui se portent volontaires pour surveiller des groupes d’élèves en cas d’absence d’un enseignant.

Devant la pandémie actuelle, de nouvelles mesures pour limiter la propagation de la COVID-19 sont instaurées pour le reste de l’année scolaire. Parmi les nouveautés : la distribution de tests rapides dans les écoles primaires et le port du masque en tout temps pour le personnel enseignant et pour les élèves dans tous les milieux d’enseignement.

La période d’isolement a également été révisée en cas d’infection à la COVID-19. Les élèves et le personnel devront s’isoler pendant cinq ou dix jours en fonction de leur protection vaccinale.

Au primaire, les élèves qui auront été en contact avec une personne déclarée positive pourront continuer à aller à l’école normalement. Les élèves qui obtiendront un résultat positif à un test de dépistage de la COVID-19 seront renvoyés à la maison avec une liste de devoirs à faire. Toutefois, aucun cours en ligne n’est prévu.

Absentéisme à prévoir

La propagation fulgurante du variant Omicron pourrait avoir une incidence sur le taux d’absentéisme du personnel dans les écoles. Pour éviter une rupture de services, les centres de services scolaires de l’Est-du-Québec ont dû adopter des plans d'urgence. Selon les besoins, ils pourraient faire appel à des ressources externes pour remplacer le personnel absent.

Louis Bujold, directeur général du Centre de services scolaire René-Lévesque, en Gaspésie, estime cependant que cette option pourra être écartée.

On a vraiment réfléchi à une séquence de remplacement au sein des équipes qu’on a déjà en place. Par exemple, si un enseignant doit s’absenter parce qu’il doit demeurer confiné pendant cinq ou dix jours, on va lui demander de donner le cours à distance depuis la maison. Et on aura des gens qui seront en classe pour surveiller les élèves, explique M. Bujold.

Un homme en complet parle dans le micro d'un casque d'écoute lors d'une vidéoconférence.

Louis Bujold est directeur général du CSS René-Lévesque, en Gaspésie.

Photo : Radio-Canada

Sur la Côte-Nord, le directeur général du Centre de services scolaire du Fer, Richard Poirier, indique que le taux d’absentéisme lié aux infections à la COVID-19 pourrait tout de même accroître la pression sur le réseau scolaire, déjà fragilisé par la rareté de la main-d’œuvre.

Je peux vous dire que nos services, nos gens, nos équipes-écoles et nos directions travaillent fort pour limiter les impacts, mais c’est sûr qu’on n’avait déjà pas beaucoup de marge de manœuvre au niveau du personnel. Avec tout le personnel qu’on peut réaffecter, on va réussir à pallier les absences, mais certains services pourraient être suspendus, prévient M. Poirier.

Richard Poirier se trouve devant la pancarte des bureaux administratifs du Centre de services scolaire du Fer.

Richard Poirier est directeur général du Centre de services scolaire du Fer (archives).

Photo : Radio-Canada / Félix Lebel

Les enseignants appelés à s’adapter une fois de plus

L’enseignante Valérie Talbot, qui travaille à l’école secondaire Paul-Hubert de Rimouski, aborde cette rentrée avec certaines inquiétudes. Elle mentionne que le plan de la rentrée scolaire présenté par le gouvernement provincial est difficile à interpréter et à mettre en œuvre.

Selon elle, le corps professoral n’a pas été préparé aux différents scénarios d’enseignement en cas d’infection à la COVID-19.

Une femme donne une entrevue lors d'une vidéoconférence.

Valérie Talbot enseigne le français en cinquième secondaire à l'école secondaire Paul-Hubert de Rimouski.

Photo : Radio-Canada

On s’en va dans l’inconnu. On n’est pas nécessairement prêts pour ce qui est de l’enseignement bimodal. On n’a pas été formés à cette éventualité. On s’attend à ce que plusieurs collègues soient absents. On peut penser à plusieurs embûches qui vont se présenter dans les prochaines semaines, selon la situation, relève-t-elle.

Cependant, elle est d’avis que le retour en classe est profitable non seulement aux enseignants mais aussi aux parents et aux enfants. Moi, je croise les doigts pour qu’au Bas-Saint-Laurent, comme on l’a vécu avant, ce soit un peu plus calme, espère Mme Talbot.

La tempête hivernale qui va s’abattre sur le Québec lundi pourrait compromettre la rentrée scolaire dans certaines écoles.

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