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Employés de foyers pour aînés : deux semaines pour recevoir une dose de rappel

Une infirmière tient une fiole du vaccin contre la COVID-19 de Pfizer-BioNTech.

Ils ont jusqu'au 28 janvier pour recevoir leur troisième dose d'un vaccin contre la COVID-19. (Archives)

Photo : Reuters

Radio-Canada

La date limite pour l’administration d’une dose de rappel d’un vaccin contre la COVID-19 approche rapidement pour les employés des foyers de soins de longue durée : il leur reste moins de deux semaines.

Or, les syndicats et les groupes de l'industrie affirment qu'il leur faut plus de temps pour atteindre l'objectif du gouvernement. Ceux-ci ajoutent que le personnel a de la difficulté à obtenir des rendez-vous pour obtenir une dose de vaccin.

Entretemps, le nombre d’infections parmi le personnel atteint des niveaux records.

Les travailleurs, les bénévoles et les étudiants qui travaillent dans ces foyers ont jusqu'au 28 janvier pour recevoir leur troisième injection et rester en poste, si suffisamment de temps s'est écoulé depuis leur deuxième dose. Les personnes qui sont devenues admissibles aux doses de rappel après le 1er janvier ont jusqu'au 14 mars pour la recevoir. Celles qui ont récemment reçu un diagnostic positif à la COVID-19 auront également plus de temps pour se faire vacciner.

Le ministère des Soins de longue durée affirme que la majorité du personnel est actuellement admissible aux troisièmes doses. Au 12 janvier, près de 64 % de ces personnes avaient déjà reçu leur troisième dose, a déclaré un porte-parole vendredi, ajoutant que le ministère s’attend toujours à ce que le personnel admissible reçoive une troisième dose d'ici le 28 janvier.

Selon les syndicats, l'objectif - bien qu'important pour protéger les résidents des foyers - sera presque impossible à atteindre à temps dans tout le secteur.

Nous devrions nous efforcer de l'atteindre le 28, mais en tenant compte des circonstances de chacun de ces foyers, a déclaré Sharleen Stewart, présidente de SEIU Healthcare, un syndicat représentant les travailleurs des soins de longue durée dans la province.

Elle a déclaré qu'il serait logique de repousser la date butoir au cas par cas, d'autant plus que les travailleurs doivent faire face à des charges de travail intenses en raison des pénuries de personnel, qui datent d'avant la pandémie, mais qui se sont aggravées pendant la vague Omicron.

À l'heure actuelle, c'est tout est un défi dans la vie de ces travailleurs de première ligne, a-t-elle déclaré.

Selon Mme Stewart, des cliniques de vaccination basées dans les foyers permettraient de vacciner plus rapidement un plus grand nombre de ces employés. Certaines de ces cliniques existent déjà dans certains endroits, mais pas dans toute la province. Il est également devenu difficile pour les gens de prendre des rendez-vous en dehors du travail, maintenant que tous les adultes de la province sont admissibles aux doses de rappel et que les cliniques donnent la priorité aux travailleurs de l'éducation et aux enfants avant la réouverture des écoles lundi.

Lisa Levin, directrice générale d'AdvantAge Ontario, qui représente les foyers de soins de longue durée municipaux et sans but lucratif, a déclaré qu'il y a eu pas mal d'obstacles au respect de la date limite du 28 janvier pour les injections de rappel.

Beaucoup de foyers ne seront pas en mesure de respecter cette date et nous espérons que le ministère pourra la reporter , a déclaré Mme Levin lors d'une entrevue vendredi.

Hésitation

Selon Mme Levin, il y a aussi une certaine hésitation chez les employés : certains d’entre eux ne veulent pas mélanger les types de vaccins; de plus, ceux qui ont récemment accepté de se faire vacciner se disent pris au dépourvu par la règle qui les oblige à prendre une troisième dose.

Ceux qui hésitent, c'est une décision difficile pour eux. [...] Certains d'entre eux songent simplement à laisser tomber.

Elle a également fait remarquer que, comme le vaccin n’est pas obligatoire dans tous les secteurs du monde de la santé dans la province, certaines personnes peuvent choisir d'aller travailler ailleurs plutôt que de respecter l'échéance de la troisième dose.

De son côté, le président de l'Ontario Council of Hospital Unions, une branche du syndicat des employés du secteur public, a déclaré qu'il pense également que l'échéance imminente sera difficile à respecter étant donné la situation actuelle de la pandémie.

Je pense qu'il serait très logique de repousser l'échéance , a déclaré Michael Hurley.

Il a ajouté que le stress que les travailleurs ont subi au cours des deux dernières années devrait également être pris en compte, avec des délais moins rigides et un accès aux vaccins sur place.

M. Hurley a également souligné la nécessité de garantir un plus grand nombre de jours de congé de maladie afin que les gens puissent prendre congé s'ils ont des effets secondaires.

L'Association des soins de longue durée de l'Ontario a également reconnu qu'il pourrait être difficile pour l'ensemble du personnel de respecter la date limite du 28 janvier, car un grand nombre de travailleurs ont été infectés et d'autres ne peuvent pas obtenir de rendez-vous en temps opportun dans leur région.

La PDG de l'association, Donna Duncan, a déclaré que les foyers et les partenaires du système de santé travaillent sur des solutions régionales pour améliorer l'accès aux troisièmes doses, y compris certains hôpitaux qui invitent le personnel de soins de longue durée dans leurs cliniques sur place.

Protéger les résidents

Le Dr Peter Juni, du Groupe consultatif scientifique ontarien de lutte contre la COVID-19, a déclaré que respecter cette date limite est important pour que les résidents soient protégés.

[Nous avons besoin de cette troisième dose] maintenant, au milieu de cette crise, a-t-il déclaré.

Dans une note de service envoyée vendredi aux exploitants par la ministre déléguée aux soins de longue durée, celle-ci a apporté quelques précisions sur les possibilités de prolongation, qui se feront individuellement et non à l'échelle du secteur.

Erin Hannah a écrit que les foyers peuvent demander des prolongations de sept jours au cas par cas pour les personnes ayant des circonstances atténuantes, avec la possibilité de répéter les prolongations pour la même personne.

Parmi ces circonstances, on peut citer l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous de vaccination, l'annulation d'une clinique sur le lieu de travail en raison d'une éclosion, le fait qu'une personne âgée de 18 à 29 ans attende sa troisième dose de Pfizer, comme le recommande le ministère de la Santé, ou qu'une personne ait été récemment infectée par la COVID-19.

Avec les informations de CBC News

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