•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une vingtaine de chevreuils seront abattus à l’arc à Truro

Une chevrette et ses deux petits.

Une chevrette et ses deux petits à Truro le 11 septembre 2020.

Photo : (Paul Palmeter/CBC)

Radio-Canada

La municipalité de Truro, en Nouvelle-Écosse, a embauché quatre tireurs à l’arc pour abattre une vingtaine de chevreuils qui, selon elle, sont devenus une nuisance.

Les autorités de la ville affirment que la population de cervidés est devenue ingérable. Vingt femelles seront donc abattues par les tireurs à l'arc afin de réduire le taux de reproduction.

Cette chasse municipale, qui pourrait prendre quelques semaines, est une première dans l’histoire canadienne.

Plusieurs citoyens se plaignaient des nombreuses collisions de véhicules avec des chevreuils — une vingtaine par an — et du saccage de leurs jardins par les cervidés.

Une décision qui divise

En octobre 2020, les résidents de Truro ont voté à 53 % en faveur de cette motion.

La résidente Rebecca Lapointe l'appuie elle aussi. Lorsqu’elle fait ses promenades d’une demi-heure avec son chien, elle affirme voir jusqu’à dix chevreuils chaque fois, même lors des journées les plus froides.

Je n’aime pas l’idée de tuer un chevreuil, mais ça dure depuis des années et la situation continue de s’aggraver, avance-t-elle. Les faons n’ont même jamais vécu en forêt. Je ne sais pas comment on peut mettre fin à ce problème autrement que d’une manière radicale.

Selon le président de Nature Nouvelle-Écosse, Bob Bancroft, le problème ne sera pas résolu tant que les citoyens continueront à les nourrir.

Il ajoute que la municipalité devrait chercher à s’adapter plutôt que de les abattre.

Le directeur administratif de la municipalité de Truro, Mike Dolter, souligne que la ville a tenté de mener une campagne d'éducation pour demander aux citoyens de ne pas nourrir les bêtes, mais en vain.

Notre agent d’application des règlements municipaux s’est rendu dans la cour arrière d’une propriété privée où se trouvaient plus de 30 chevreuils, dit M. Dolter. La citoyenne en cause donnait à manger aux chevreuils.

La municipalité va de l’avant

Quatre sites d’appâts seront mis en place sous peu dans la municipalité pour attirer les chevreuils.

« Lorsque le nombre de chevreuils dans la ville aura diminué et sera redevenu gérable, l’usage de fléchettes contraceptives pourrait être envisageable. »

— Une citation de  Mike Dolter, directeur administratif de la municipalité de Truro

Les carcasses des chevreuils ne seront pas jetées. Au contraire, la viande sera donnée à l’organisme Feed Nova Scotia, la peau des bêtes sera offerte à la communauté autochtone de Millbrook et les entrailles iront au campus agricole de l’Université Dalhousie.

Le scientifique Fraser Clark, qui travaille sur ce campus agricole, souhaite mener une étude afin de déterminer si cette population de cervidés sauvages est en bonne santé.

L'échéance du permis de chasse aux chevreuils de la municipalité de Truro est fixée à la mi-février.

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !