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On en sait un peu plus sur la météorite tombée dans une chambre à coucher

Deux mains gantées tiennent une météorite.

Selon la loi canadienne, c’est la personne qui a trouvé la météorite qui en est le propriétaire et qui peut décider de la vendre, la donner ou la garder.

Photo : Phil McCausland

Radio-Canada

Des scientifiques ontariens étudient la météorite qui s’est écrasée chez une femme de Golden, en Colombie-Britannique. Ils pensent qu’elle date d’il y a environ 470 millions d’années. 

La roche gris charbon, de la taille d’un melon, est tombée le 3 octobre juste à côté de la tête de Ruth Hamilton alors qu’elle dormait.

La Britanno-Colombienne a décidé de prêter la météorite au département de physique et d’astronomie de l’Université Western à London en Ontario pour qu’il puisse l’étudier.

Les chercheurs veulent déterminer son voyage orbital autour du Soleil avant qu'elle atterrisse dans la chambre à coucher de Ruth Hamilton.

C’était très excitant de l’avoir, parce qu’à chaque fois que vous voyez une nouvelle météorite, c'est un peu comme Noël, raconte Phil McCausland, le professeur associé qui dirige les recherches.

Il explique que cette météorite est une météorite dite chondrite, l’un des types que l’on retrouve le plus souvent sur Terre.

Une orbite inhabituelle

Mais selon le scientifique, ce qui est plus rare, c’est de là d’où vient cette météorite. Cette pierre a une orbite très intéressante et inhabituelle, dit-il. C’est ce sur quoi se concentre une partie des recherches. 

Phil McCausland explique que les chondrites proviendraient des débuts du système solaire et d’une rupture au niveau de la ceinture d’astéroïdes qui se serait produite il y a 470 millions d’années.

Depuis, certains des objets issus de cet événement se retrouvent sur Terre et cette météorite est potentiellement l’un de ces morceaux

D'après le chercheur, on connaît l'orbite de très peu de ces météorites.

Pour la déterminer, les scientifiques étudient notamment la composition isotopique de la météorite, car dans l’espace, les rayons cosmiques interagissent avec la pierre et finissent par l’irradier, cela active des isotopes qui se dégradent avec le temps [...] Et cela nous donne une idée de l’histoire orbitale de la pierre.

Le scientifique ajoute que les chercheurs peuvent aussi utiliser des photos ou des vidéos qui ont capturé la course de la météorite dans le ciel, afin d’aider à déterminer son orbite.

Selon la loi canadienne, c’est la personne qui a trouvé la météorite qui en est le propriétaire, en l'occurrence Ruth Hamilton. C’est elle qui peut décider de la vendre, la donner ou la garder.

Phil McCausland, quant à lui, va s’assurer qu'un échantillon soit prélevé et envoyé à la Meteoritical Society pour d’éventuelles futures recherches scientifiques. 

D’après les informations d’Angela McInnes et de l’émission Afternoon Drive

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