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Une caravane de migrants quitte le Honduras vers les États-Unis

Des migrants de l'Amérique du Sud marchent vers le nord.

À San Pedro Sula, au nord de Tegucigalpa, des migrants voulant atteindre les États-Unis s'engagent dans une nouvelle marche vers les États-Unis.

Photo : Getty Images / WENDELL ESCOTO

Agence France-Presse

Des centaines de migrants s'organisent à San Pedro Sula, au Honduras, pour partir vers la frontière du Guatemala, première étape de la longue marche vers les États-Unis.

Samedi matin, hommes, femmes et enfants se sont rassemblés dès l'aube dans un stationnement de cette ville, pour partir à pied vers la terre promise, à savoir les États-Unis, avec l'espoir de pouvoir y trouver un meilleur avenir.

Certains sont partis avant même que le soleil ne soit levé. Emportant leurs maigres possessions dans un sac à dos ou dans des sacs qu'ils portent, ils se dirigent vers les montagnes qui les séparent de Corinto, petite ville hondurienne frontalière du Guatemala.

S'ils réussissent à passer, il leur faudra ensuite traverser le Guatemala puis le Mexique.

Ils savent que c'est une route très, très dure qui les attend pour atteindre leur but, comme l'explique Ovaldo, un Nicaraguayen qui préfère ne pas donner son nom de famille.

Mais au bout, c'est un meilleur avenir pour nos familles, ajoute-t-il en expliquant que la situation dans son pays est très difficile.

Autour de lui, ce jour-là, ils sont environ 500. Certains sont du Honduras, d'autres sont venus d'Haïti, du Venezuela ou du Nicaragua. Certains ont même traversé l'océan depuis l'Afrique.

Des hommes, des femmes et des enfants se dirigent vers les États-Unis.

Des migrants marchent dans une caravane vers la frontière hondurienne dans le but de rejoindre les États-Unis.

Photo : Getty Images / Inti Ocon

Ils cherchent à échapper à la violence des trafiquants de drogue et des gangs, aux catastrophes climatiques, aux inondations ou à la sécheresse qui ont détruit leur vie, ou tout simplement à la misère.

Ils viennent rejoindre le flot sans fin des migrants tentant d'arriver aux États-Unis, ce qu'une toute petite minorité réussira.

Points de contrôle

A l'arrivée à Corinto, le groupe se scinde pour passer devant les services d'immigration du Guatemala.

Ceux qui n'ont pas de papiers en règle ou pas de preuve d'un test COVID négatif sont immédiatement refoulés, a pu constater un photographe de l'AFP.

Les autorités guatémaltèques estiment que, par ailleurs, environ 150 personnes sans papiers ont réussi à entrer en passant la frontière hors des passages autorisés.

Une fois passée l'immigration, une centaine de migrants sont subitement stoppés par les forces de l'ordre qui entendent les forcer à repartir en arrière. Les migrants répondent avec des jets de pierres et d'autres objets, faisant une douzaine de blessés selon un responsable.

La dernière caravane qui était passée par San Pedro Sula était partie en janvier 2021, et comptait environ 7000 personnes.

Une fois arrivés au Guatemala, ils ont été stoppés par des centaines de soldats qui, à coup de matraques et de gaz lacrymogène, les avaient forcés à repasser la frontière dans l'autre sens.

Pour ceux qui ont réussi à passer, en cette mi-janvier 2022, le chemin est encore très long pour arriver à la frontière des États-Unis, à 2000 km de là.

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