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L’impatience règne chez les commerces qui attendent la réouverture

Le centre-ville de Rouyn-Noranda.

Le centre-ville de Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Plusieurs commerçants de l’Abitibi-Témiscamingue attendent avec impatience les annonces du gouvernement Legault qui leur permettront de reprendre leurs activités.

Les propriétaires des salles à manger des restaurants, des cinémas, des bars et des gyms ne savent toujours pas à quoi s’attendre au cours des prochaines semaines.

En point de presse jeudi, le premier ministre a dit souhaiter un retour progressif à la normale, sans toutefois préciser un calendrier de réouverture.

Pour David Dallaire, du restaurant Mikes de Rouyn-Noranda, il s’agit d’une nouvelle déception après deux années très difficiles pour cette industrie.

« À chaque fois qu’on a dû fermer les salles à manger ou même mettre en place le passeport vaccinal, ça crée des pertes financières, explique-t-il. Je regarde mon restaurant et je trouve ça dommage de voir une grande superficie avec personne dedans. On réussit à survivre avec les subventions et la livraison, mais avec une salle à manger fermée, personne ne peut faire de gros profits. On a hâte de souffler un peu et de pouvoir se refaire. » 

Les cinémas souffrent aussi de cette fermeture forcée, surtout que la période des Fêtes est souvent très lucrative pour cette industrie.

Le cinéma d'Amos

Le cinéma d'Amos

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Propriétaire du Cinéma Amos, Johanne Savoie déplore le manque de communication du gouvernement au cours des dernières semaines.

« On a dû fermer avec un préavis de trois heures et on n'a eu aucune nouvelle depuis, aucune date de possible réouverture, affirme-t-elle. Donnez-nous au moins une idée. Est-ce que c’est dans un mois, dans six mois? On ne sait rien. C’est vraiment plate parce que la clientèle revenait de plus en plus nous voir au cinéma. Plus ça retarde, plus les gens recommencent à fréquenter les plateformes en ligne. »

À la Chambre de commerce de Val-d’Or (CCVD), on attend aussi avec impatience les annonces concernant les entreprises fermées depuis la fin décembre, tout comme les salles de spectacles et les arénas.

« C’est la prochaine étape et on sait que les commerçants, tout comme les consommateurs, ont hâte de revenir à une vie plus normale, souligne la directrice générale Hélène Paradis. Ce sont des commerces qui demandaient déjà le passeport vaccinal et qui démontraient que ça se passait très bien. On a hâte que le gouvernement leur annonce une bonne nouvelle. »

La directrice générale Hélène Paradis s’est vu décerner le prix Jean-Paul Létourneau.

La directrice générale Hélène Paradis.

Photo : Gracieuseté, CCVO

La CCVD se réjouit par ailleurs de la volonté du gouvernement de ne pas imposer le passeport vaccinal dans les plus petits commerces.

« Ça aurait pu être vraiment difficile pour eux de mettre ça en branle. Pour les plus grandes surfaces, on sait que ça sera un défi de main-d’oeuvre et que ça pourra ralentir un peu l’accès aux commerces, mais on comprend la stratégie du gouvernement d’inciter les gens à se faire vacciner. Les plus importants, c’est que les gens continuent à encourager les commerces locaux, qui ont la vie dure depuis le début de la pandémie », conclut Hélène Paradis.

Avec les informations de Boualem Hadjouti

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