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Catastrophe sur Merivale : une autre agence impliquée dans les enquêtes

Des images d'un édifice brûlé vu du ciel.

L'explosion et l'incendie sont survenus jeudi après-midi au 1995, chemin Merivale, à Ottawa (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une agence de plus a confirmé participer aux enquêtes sur la catastrophe qui est survenue sur le chemin Merivale, jeudi, au sud d’Ottawa.

Une explosion et un incendie dans une installation du fabricant de camions-citernes Eastway Tank ont coûté la vie à une personne, a confirmé le Service de police d’Ottawa (SPO) plus tôt cette semaine. Cinq autres personnes ont disparu et sont présumées mortes.

La Commission des normes techniques et de la sécurité (CNTS) a confirmé samedi être sur place. Cet organisme est responsable de l’administration et de l'application de la loi ontarienne en matière de carburants et d’appareils à pression, entre autres.

Par courriel, un porte-parole précise que la CNTS emploie des experts en sécurité des combustibles qui travaillent avec les services d’urgences pour sécuriser des lieux où il y a eu des explosions et pour participer à leurs enquêtes.

Des enquêtes distinctes sont menées par le SPO, le Service des incendies d’Ottawa, le Bureau du commissaire des incendies de l’Ontario, le ministère du Travail et le Bureau du coroner.

Les services des incendies et le Bureau du commissaire des incendies ont habituellement recours à [nos] services quand la cause d’un incendie est inconnue, mais qu’il aurait pu y avoir des carburants, ajoute le porte-parole.

La CNTS va aussi se pencher sur l'hypothèse d'un non-respect des règles provinciales en matière de carburants. C’est seulement l’un des aspects de l’enquête globale qui est en cours, continue-t-il.

Des sanctions exemplaires, réclame un groupe de syndiqués

Un autre groupe compte suivre cette situation de près.

Le Conseil du travail d’Ottawa et du district, qui représente plus de 90 sections syndicales, estime que l’incident de jeudi pourrait être le pire accident de travail depuis l’effondrement du pont Heron, en 1966. Cette tragédie a fait neuf morts et 55 blessés.

Le président du Conseil, Sean McKenny, juge que, si de la négligence criminelle a mené à l’incident d’Eastway Tank, des sanctions appropriées devront être imposées afin d’envoyer un message fort et de prévenir d’autres décès liés au travail.

Sean McKenny est debout dehors sur un trottoir.

Sean McKenny, président du Conseil du travail d'Ottawa et du district (archives).

Photo : Radio-Canada

C’est bien beau d’imposer des amendes, mais je ne sais pas combien vaut une vie humaine, a commenté M. McKenny.

En juin 2017, Eastway Tank a reçu quatre ordonnances du ministère du Travail liées à la ventilation, à la sécurité et à l’entraînement des soudeurs, ainsi qu'à l’exposition des travailleurs à des substances chimiques dangereuses.

À mon avis, chaque fois que le ministère du Travail doit émettre ce genre d’ordonnance, il y a un problème, a ajouté Sean McKenny.

Eastway Tank s’est conformé à toutes ces ordonnances, a précisé une porte-parole du ministère.

Vendredi, le président de la compagnie, Neil Greene, s’est dit profondément bouleversé par les événements de jeudi. Il a ajouté qu’Eastway Tank compte collaborer avec les enquêteurs.

Avec les informations de Guy Quenneville, CBC

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