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Trump éreinte les « politiciens de Washington » devant ses fidèles en rassemblement

Donald Trump lors d'un rassemblement à Florence en Arizona.

C’est le premier rassemblement de l’ancien président américain en cette année d'élections de mi-mandat.

Photo : Getty Images / Mario Tama

Agence France-Presse

Donald Trump a répété qu'il avait gagné la dernière élection présidentielle aux États-Unis et critiqué les « politiciens de Washington », qui veulent « contrôler » les vies des Américains, samedi lors d'un rassemblement devant ses partisans en Arizona.

On en a marre que les politiciens de Washington contrôlent nos vies. On en a marre des obligations, a-t-il tonné.

Les démocrates extrémistes veulent faire des États-Unis un pays communiste, a-t-il aussi lancé.

Avant d'entonner son leitmotiv depuis le dernier scrutin présidentiel de novembre 2020 : Nous avons gagné les élections. Nous avons largement gagné. Nous ne pouvons pas les laisser s'en tirer à si bon compte.

Avant lui, des orateurs avaient déjà chauffé la foule, en désignant Joe Biden comme quelqu'un de faible et de dérangé, et en ciblant les médias boiteux, sifflés par les partisans de l'ex-président républicain.

La plupart des marqueurs du trumpisme ont été utilisés, de l'élection volée à l'injustice des médias, en passant par l'ouverture des frontières et le fait que les États-Unis soient devenus la risée du monde entier.

Certains étaient arrivés à Florence, bourgade rurale au sud-est de la capitale de l'État, Phoenix, plusieurs jours à l'avance depuis la Floride ou le Texas.

Dans le vent désertique flottaient, sur un vaste champ, les drapeaux Trump 2020 et Trump 2024, pour encourager le milliardaire défait dans les urnes après quatre années à la Maison-Blanche à se représenter à la prochaine présidentielle.

Avant le début de la réunion publique, la foule scandait Let's go Brandon, une formule codée insultante pour Joe Biden devenue cri de ralliement de la base trumpiste.

C'est presque comme un Woodstock MAGA, un mélange entre le festival hippie des années 1960 et les rassemblements Make America Great Again (« Rendre à l'Amérique sa grandeur ») de l'ex-magnat de l'immobilier, s'enthousiasme Jonathan Riches, qui affirme en être à sa 40e réunion publique de Donald Trump. Ce sont des patriotes de tout le pays qui se rassemblent pour le bien du pays. Nous aimons notre président, lance-t-il.

Après avoir invoqué notamment une prétendue malveillance des médias pour expliquer l'annulation d'une conférence de presse qu'il voulait organiser le 6 janvier, lors du premier anniversaire de l'assaut meurtrier de ses partisans sur le Capitole américain, Donald Trump a donc fait cette fois face à un public conquis.

Parmi les invités figurait Kari Lake, candidate au poste de gouverneure de l'Arizona, à laquelle Donald Trump a apporté son soutien et qui a affirmé par le passé qu'elle n'aurait pas certifié la victoire de Joe Biden dans cet État clé si elle avait été en fonction à ce moment-là.

Donald Trump conserve une grande influence sur le parti républicain, dont beaucoup d'élus désirant conserver leur siège aux prochains scrutins souhaitent bénéficier de son adoubement et adhèrent donc souvent aux théories du complot suggérant que la présidentielle a été volée - ou au moins ne les infirment pas ouvertement.

Le rassemblement de Florence était le premier avec un public important depuis octobre pour le milliardaire. Comme il le fait souvent, Donald Trump a proclamé qu'il s'agissait du plus grand public, allant plus loin que ce que l'œil peut voir. Aucun chiffrage précis n'a cependant été fourni, et la foule n'avait pas l'ampleur de celles qui venaient le voir avant sa victoire en 2016.

Donald Trump, banni de Twitter et qui depuis son départ de la Maison-Blanche préférait intervenir sur des médias ultraconservateurs et acquis à sa cause, a accordé une interview mardi à la radio publique NPR.

Après avoir recommandé aux Américains de se faire vacciner contre la COVID-19 - une question politiquement sensible aux États-Unis -, il a coupé court à l'entretien lorsque le journaliste a remis en question ses allégations non étayées de fraude à la présidentielle.

Son rassemblement intervenait par ailleurs 24 heures après l'annonce de l'abandon par son distributeur de la chaîne pro-Trump One America News Network (OAN).

L'ex-président a conseillé à de multiples reprises à ses sympathisants de se tourner vers cette chaîne ultraconservatrice et conspirationniste, qui tente de concurrencer Fox News chez l'électorat de droite.

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