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Le système équitable COVAX livre « un premier milliard » de doses

Une cargaison est déchargée d'un avion sur un tarmac.

COVAX espérait distribuer deux milliards de doses à la fin de 2021. La concurrence des pays riches qui sont prêts à payer cher et qui gardent des doses a empêché d'atteindre cet objectif.

Photo : AFP / Tina Smole

Agence France-Presse

Le mécanisme international COVAX, destiné à favoriser l'accès aux vaccins contre la COVID-19 dans les pays pauvres, a franchi un cap samedi avec « un premier milliard » de doses distribué, s'est réjoui un des soutiens.

C'est une étape clé dans la plus grande et la plus rapide distribution d'un vaccin dans l'histoire, a souligné Seth Berkley, directeur général de GAVI, l'Alliance du vaccin. Cette alliance a créé COVAX en 2020 avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI).

M. Berkley a fait cette annonce au moment où un avion atterrissait à Kigali, au Rwanda, avec la milliardième dose distribuée par COVAX. La première dose l'avait été en février au Ghana.

Tous les pays peuvent commander des doses avec ce mécanisme, mais les pays à faible revenu les reçoivent gratuitement.

Je suis fier mais humble en même temps, sachant ce qu'il reste à faire pour protéger tout le monde et pour résoudre l'inégalité en matière de couverture vaccinale, a ajouté M. Berkley. Notre travail est loin d'être terminé.

Près de 90 % des doses distribuées ont été financées par des dons adressés à GAVI, dont le montant total s'élève à plus de 10 milliards de dollars, a-t-il également salué.

COVAX espérait distribuer deux milliards de doses à la fin de 2021. La concurrence des pays riches qui sont prêts à payer cher et qui gardent des doses a empêché d'atteindre cet objectif.

Jeudi, le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné qu'alors que 9,4 milliards de doses ont été injectées dans le monde, plus de 85 % des Africains n'en ont pas encore reçu une seule.

Or, selon les experts en santé publique, la possibilité pour le virus de circuler sans frein dans certaines zones accroît le risque d'émergence de nouveaux variants plus contagieux.

La moitié des 194 États membres de l'OMS ont déjà raté l'objectif de 40 % de couverture vaccinale à fin de 2021 et le directeur de l'OMS a appelé à redoubler d'efforts pour parvenir à 70 % de personnes vaccinées à la mi-2022.

L'empressement des pays riches à injecter des doses de rappel en réponse à la circulation du variant Omicron risque de mettre à mal ce second objectif.

Nous ne pouvons pas laisser Omicron et la demande croissante de doses de rappel démolir les progrès que nous avons faits, a plaidé M. Berkley sur Twitter.

Si le monde s'unit pour permettre aux adultes des pays à faible revenu d'être protégés de la même manière que dans les pays à haut revenu, entre 940 000 et 1,27 million de décès pourraient être évités l'an prochain, a-t-il calculé.

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