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Donald Trump attendu face à ses fidèles en Arizona

Des partisans de Donald Trump réunis dans un ranch.

Des partisans de Donald Trump se sont réunis à Florence, en Arizona, pour une grande rencontre organisée par l'ex-président américain.

Photo : AFP / ROBYN BECK

Agence France-Presse

Des milliers de sympathisants de Donald Trump se sont réunis samedi en Arizona pour une grande rencontre où l'ex-président américain a prévu d'attaquer son successeur Joe Biden et de répéter ses allégations non prouvées de fraude lors des élections de 2020.

Certains étaient arrivés à Florence, une bourgade rurale au sud-est de la capitale de l'État, Phoenix, plusieurs jours à l'avance depuis la Floride ou le Texas.

Dans le vent désertique flottaient, sur un vaste champ, les drapeaux Trump 2020 et Trump 2024 pour encourager le milliardaire républicain, défait dans les urnes après quatre années à la Maison-Blanche, à se représenter à la prochaine présidentielle.

Avant le début de la réunion publique, la foule scandait Let's go Brandon, une formule codée devenue cri de ralliement de la base trumpiste, qui signifie en réalité Fuck Joe Biden (Biden, va te faire foutre).

C'est presque comme un Woodstock MAGA, un mélange entre le festival hippie des années 1960 et les rencontres Make America Great Again (Rendre à l'Amérique sa grandeur) de l'ex-magnat de l'immobilier, s'enthousiasme Jonathan Riches, qui affirme en être à sa 40e réunion publique de Donald Trump. Ce sont des patriotes de tout le pays qui se rassemblent pour le bien du pays. Nous aimons notre président, lance-t-il.

Jennifer Winterbauer, dans la file d'attente pour assister au spectacle, affirme être venue pour entendre la vérité de la bouche du chef républicain.

Des partisans de Donald Trump réunis lors d'une rencontre en Arizona le 15 janvier 2022.

Le cri de ralliement « Let's go Brandon » est en réalité une insulte à l'encontre du président américain Joe Biden.

Photo : AFP / ROBYN BECK

Il livre toujours la vérité sur tout. L'économie, l'État du monde, les États-Unis, estime-t-elle.

Beaucoup de sujets seront évoqués, a-t-il expliqué vendredi dans un communiqué, annonçant son intention non seulement de réitérer ses allégations jamais étayées à propos d'une prétendue fraude massive lors de l'élection présidentielle de novembre 2020 mais aussi de parler de l'Afghanistan, de l'inflation et de bien d'autres dossiers.

Il y aura beaucoup de monde et ce sera aussi retransmis à la télé. À samedi soir! a-t-il conclu.

Parmi les invités attendus figure Kari Lake, candidate au poste de gouverneure de l'Arizona, à laquelle Donald Trump a apporté son soutien et qui a affirmé par le passé qu'elle n'aurait pas certifié la victoire de Joe Biden dans cet État-clé si elle avait été en fonctions à ce moment-là.

Influence persistante au sein du parti

Donald Trump conserve une grande influence sur le Parti républicain, dont beaucoup d'élus désireux de conserver leur siège aux prochains scrutins souhaitent bénéficier de son adoubement et adhèrent donc souvent aux théories du complot suggérant que la présidentielle a été volée ou, au moins, ne les infirment pas ouvertement.

Le ralliement de Florence est le premier avec un public important depuis octobre pour le milliardaire et l'affluence pourrait donner une idée de sa popularité auprès des électeurs républicains.

Donald Trump, banni de Twitter et qui, depuis son départ de la Maison-Blanche, préférait intervenir sur des médias ultraconservateurs et acquis à sa cause, a accordé une entrevue mardi à la radio publique NPR.

Après avoir recommandé aux Américains de se faire vacciner contre la COVID-19 – une question politiquement sensible aux États-Unis –, il a coupé court à l'entretien lorsque le journaliste a remis en question ses allégations non étayées de fraude à la présidentielle.

Sa rencontre surviendra par ailleurs 24 heures après l'annonce de l'abandon, par un service majeur de télévision, de la chaîne pro-Trump One America News Network (OAN).

L'ex-président a conseillé à de multiples reprises à ses sympathisants de se tourner vers cette chaîne ultraconservatrice et conspirationniste, qui tente de concurrencer Fox News chez l'électorat de droite.

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