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Les coûts de la nouvelle station d’eau potable de Saint-Tite grimpent de 35 %

Un camion stationné.

Une camion du département du Services des eaux de la Ville de Saint-Tite

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le total de la facture pour l'installation d'une usine de filtration d'eau potable dépasse largement les prévisions à Saint-Tite. Le projet qui doit se réaliser avec la participation d'Hérouxville et de Saint-Séverin coûtera au moins 28 M$, soit 10 M$ de plus que prévu au départ.

On a eu toute une surprise en ouvrant les enveloppes, confie Annie Pronovost, mairesse de Saint-Tite. En quelques semaines, les coûts ont explosé malgré les évaluations de l’automne dernier.

On avait fait évaluer par nos ingénieurs en octobre le coût que ça pourrait coûter d'aller de l'avant. C'était au tour d'un 18 millions $, et là on ouvre les soumissions… Là, on est à 28, se surprend-elle.

Les trois municipalités de Mékinac impliquées sont devant l’impasse. Le système de pompage existant ne répond plus aux normes actuelles ni même les systèmes de filtration. La mairesse de Saint-Tite se fait tout de même rassurante : l'eau fournie aux citoyens est de bonne qualité.

On fait des tests toutes les semaines, tous les jours même. Donc c'est surveillé, il n'y a pas de problème. C'est que les installations sont désuètes. Faut aller de l'avant, c'est comme ça, se résigne-t-elle.

Le gouvernement du Québec s'est engagé à payer 70 % du coût des travaux. La note demeure toute de même salée pour les municipalités, qui planchent sur ce projet depuis 2011.

C'est des gros coûts et nous autres, les trois municipalités, c'est sûr que ce qui est prioritaire, c'est la capacité de payer de nos concitoyens, explique-t-elle.

Les municipalités participantes n’ont pas l’intention de retourner en appel d'offres pour modifier le projet, une solution qui aura nécessité 11 ans à obtenir.

La mairesse de Saint-Tite compte entreprendre des discussions avec les élus provinciaux pour qu'ils bonifient la contribution financière dans ce dossier.

On n’a pas envie de retourner en arrière parce qu'il faut aller de l'avant, il faut la faire cette usine-là [...] On a envoyé tous les documents au ministère et à [Sonia] LeBel. Éventuellement, il va y avoir des discussions avec les partenaires, souhaite-elle.

D’après le reportage de Pierre Marceau

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