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Des salons de massages et agences d’escortes de Winnipeg menacés de fermeture

Gros plan sur la fenêtre d'un salon de massage où il est écrit «massage».

Les modifications que la Ville de Winnipeg apportera à un réglement municipal permettront de protéger les femmes vulnérables contre la l'exploitation sexuelle.

Photo : CBC

Radio-Canada

Des modifications à un règlement de la Ville de Winnipeg, la semaine prochaine, pourraient entraîner la perte de licences de salons de massage et d’agences d’escortes de la capitale manitobaine.

Les modifications proposées au règlement comprennent des engagements de la Ville à apporter un soutien accru et à s'attaquer aux causes profondes qui rendent certaines femmes vulnérables aux activités de ces établissements.

Depuis 2008, l'octroi de licences aux agences d'escortes, aux agences d'escortes indépendantes, aux escortes, aux praticiens du massage corporel et aux salons de massage corporel relève du règlement sur la conduite des affaires, Doing Business in Winnipeg.

Si les changements sont adoptés, tous les permis accordés dans ce sillage seront supprimés.

La militante et directrice générale du Ma Mawi Wi Chi Itata Centre, Diane Redsky, estime que ces changements potentiels sont nécessaires.

Ce règlement est d'une importance capitale pour la sécurité et la protection des femmes et des filles, principalement autochtones, qui sont victimes de ces établissements, indique Mme Redsky.

Et si nous voulons vraiment y mettre fin, nous devons vraiment les fermer et les rendre illégaux, ajoute-t-elle.

Winnipeg compte des centaines de salons de massages et d'agences d’escortes illégales exploitant des milliers de femmes et jeunes filles.

Si vous tirez profit de l'exploitation sexuelle de femmes et de filles ou de l'exploitation sexuelle de quiconque, c'est la définition d'un proxénète, souligne Mme Redsky.

Selon le conseiller municipal de St. James, Scott Gillingham, la Ville a l’obligation de prévenir la traite des personnes et l'exploitation des personnes vulnérables.

La Ville ne peut pas avoir une structure de licence qui, par inadvertance, permet ou légitime l'exploitation, et je suis donc très favorable au changement visant à supprimer la licence de ces lieux.

En plus des modifications envisagées aux règlements, des appels ont été lancés en faveur d'un partenariat avec le National Human Trafficking Education Centre, qui lutte contre la traite des être humains. Par ailleurs, un plaidoyer est fait en faveur d’une formation gratuite à offrir à tous les conducteurs de véhicules de location de Winnipeg pour repérer les signes d'exploitation sexuelle et de trafic d'êtres humains.

La Ville travaille déjà avec le Centre canadien de protection de l'enfance et l'unité de lutte contre l'exploitation du Service de police de Winnipeg.

En 2002, le Manitoba a également lancé sa propre stratégie de lutte contre l'exploitation sexuelle, Tracia's Trust.

Avec les informations de Nathan Liewicki

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