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La menace d’un tsunami actionne les systèmes d’urgence

En cas de tsunami, un panneau le long d'une plage en Oregon conseille aux promeneurs de se réfugier sur les hauteurs.

Un avis de tsunami a été en vigueur pour certaines côtes de la Colombie-Britannique samedi.

Photo : Radio-Canada / Philippe Moulier

Radio-Canada

Un avis de tsunami occasionné samedi par une éruption volcanique aux îles Tonga dans l’océan Pacifique, à plus de 9000 kilomètres de la Colombie-Britannique, a causé plus de peur que de mal dans les zones côtières de l’Ouest canadien.

L’avis touchait notamment le Grand Victoria, le nord, l'ouest et l'intérieur de l'île de Vancouver ainsi que l'archipel de Haida Gwaii.

Les autorités avaient demandé aux résidents des zones à risque d'éviter le littoral et de suivre les consignes données à l'échelle locale.

Ils n'ont pas été obligés d'évacuer les lieux.

Environnement Canada avait prévenu les habitants de la possible venue de courants forts localisés. L'agence soulignait qu'il ne devait pas y avoir d'inondations graves mais que les régions côtières à faible élévation et les plages pouvaient être touchées.

Tofino sur un pied d’alerte

Même si les autorités ne prévoyaient pas de dégâts importants à Tofino, l’avis a nécessité une activation vers 5 h du centre des urgences de cette municipalité de l'île de Vancouver.

Des sirènes ont signalé la fermeture des plages publiques de Tofino, tout comme à Colwood, et des agents de la Gendarmerie royale du Canada y ont effectué des patrouilles.

Je suis vraiment satisfait par la vitesse à laquelle le Centre d’opération des urgences est entré en action, a dit le maire de Tofino, Dan Law. Je suis impressionné par les premiers répondants, par la Garde côtière, et par les hôpitaux. Tout le monde est très professionnel et ponctuel. C’est excellent de le voir, en tant que dirigeant municipal. C’est encourageant.

Un tsunami est une suite de vagues. La première vague n'est pas nécessairement la plus grosse, avait rappelé Environnement Canada.

Emergency Info BC précisait que la hauteur des vagues observées était inférieure à 30 cm.

Une éruption à travers le Pacifique

Ce risque de tsunami fait suite à l'éruption massive d'un volcan sous-marin aux îles Tonga, à une soixantaine de kilomètres de la capitale, Nuku'alofa.

Une vague de plus de un mètre a balayé une partie de la ville de 25 000 personnes et des maisons ont été inondées. L'éruption du volcan a duré environ huit minutes et a été entendue jusqu'aux îles Fidji, à plus de 800 kilomètres de là.

À la suite de cette éruption, l'État d'Hawaï a été touché par des inondations mineures, selon les services météorologiques américains.

Se préparer pour le prochain grand événement

Même si l’éruption volcanique n’a pas causé de dommages en Colombie-Britannique, les préparatifs sont importants, notamment en raison de l’inconnu qui entoure ces événements, rappelle la sismologue à Ressources naturelles Canada, Allison Bent.

Lorsqu’il y a une éruption ou, même s’il s’agit d’un tremblement de terre, on ne sait pas exactement ce qui va se passer, dit Allison Bent.

L’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha'apai au Tonga était vraiment “quelque chose de spécial”, dit la sismologue. Il rappelle que toute la région autour du Pacifique est propice aux tremblements de terre et aux volcans, même si la plupart du temps, en cas d’avis de tsunami, rien ne se passe.

En 1964, toutefois, à la suite d’un gigantesque tremblement de terre en Alaska, des vagues de plusieurs mètres de hauteur ont emporté des dizaines de propriétés à Port Alberni, sur l’île de Vancouver.

Possible impact sur le climat

Une géologue canadienne affirme que le nuage de cendres volcaniques éjecté dans l’atmosphère pourrait même avoir un impact sur le climat de la planète.

Si l’éruption se poursuit, ou si cette cendre pénètre dans la haute atmosphère, elle peut circuler autour de la planète, dit la professeure associée des sciences de la Terre de l’Université de Toronto, Lindsay Schoenbohm. Cela peut détourner la lumière du soleil, ce qui peut mener à un refroidissement planétaire.

La géologue précise toutefois que pour l’instant, la cendre atteint un plafond de 20 kilomètres seulement, et que l’explosion n’est pas aussi grande que d’autres qui ont mené à des changements climatiques. Par exemple, le volcan Pinatubo, aux Philippines, qui est entré en éruption le 15 juin 1991, a mené à un refroidissement global d’environ 0,5 degré Celsius.

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