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Bientôt des tests maison pour détecter le cancer du col de l’utérus en C.-B.

Sur une table, des dépliants : Que savez-vous au sujet du VPH?

Selon les statistiques, une femme sur 170 pourrait développer un cancer du col utérin au cours de sa vie et une femme sur 530 pourrait en mourir.

Photo : Radio-Canada / Mireille Roberge

Les femmes pourront bientôt se tester elles-mêmes afin de détecter la présence du virus du papillome humain (VPH), responsable du cancer du col de l’utérus. La Colombie-Britannique lance un projet pilote d'autoprélèvement dans deux régions de la province pour la prochaine année.

Les tests seront envoyés par la poste aux participantes résidant au centre de l’île de Vancouver et dans la région de la côte Sunshine. Elles pourront par la suite effectuer un prélèvement à l’intérieur du vagin avant de renvoyer le tout au laboratoire afin d’obtenir leur résultat.

L’objectif, avec ce nouveau type de test, est d’accroître l’accessibilité du dépistage pour les Britanno-Colombiennes, explique la Dre Gina Ogilvie, titulaire d’une chaire de recherche sur le contrôle mondial des maladies liées au virus du papillome humain et qui travaille sur ce projet pilote.

« Nous estimons qu’environ 10 % des femmes n’ont jamais eu de dépistage cervical et qu’environ 30 % des femmes le reportent. »

— Une citation de  Dre Gina Ogilvie, chercheuse sur le contrôle de maladies liées au VPH

Ce type de test diffère du traditionnel frottis cytologique, aussi appelé test Pap, qui consiste à aller chercher des cellules sur le col de l’utérus afin d’y détecter des cellules précancéreuses, illustre-t-elle. Le test d’autoprélèvement utilisé dans ce projet pilote est plutôt un test de type PCR qui détecte la présence du virus du papillome humain dans le vagin.

Ce sont des tests qui sont très peu communs dans le monde du dépistage organisé, mais c’est quelque chose qui s’en vient, qui devrait bientôt devenir très commun on l’espère, souligne de son côté l’épidémiologiste au département d’oncologie de l’Université McGill, la Dre Talía Magalón

« Toutes les femmes vont pouvoir faire un autoprélèvement, ce qui est très novateur et excitant.  »

— Une citation de  Dre Talía Magalón, épidémiologiste, Université McGill

Ce projet pilote servira à déterminer ce que pensent les utilisatrices du test de prélèvement à faire à la maison, la rapidité avec laquelle les tests sont renvoyés par la poste et la durée nécessaire pour obtenir les résultats.

Une personne qui obtient un résultat positif sera alors invitée à aller consulter un professionnel de la santé afin de voir s’il y a une présence de cellules précancéreuses sur le col de l’utérus.

Un espoir pour contrer les délais de dépistage

Bien qu’ils soient difficiles d’obtenir des données claires, la Dre Talía Magalón affirme que de nombreuses provinces ont accusé du retard dans le dépistage des cancers depuis le début de la pandémie.

En Colombie-Britannique, les autorités de la santé indiquent que les résultats peuvent se faire attendre jusqu’à 12 semaines dans le cas de test de dépistage cervical de routine.

Notre objectif est de fournir les résultats de dépistage aux patients et à leurs fournisseurs dans les délais, mais nous reconnaissons qu’il a été difficile d'atteindre cet objectif, écrit la province dans une déclaration.

L’arrivée de ces tests de prélèvement à faire soi-même à la maison est donc un espoir pour contrecarrer ces délais engendrés par la pandémie de COVID-19 depuis deux ans.

En utilisant des tests d’autoprélèvement, on pourrait juste renvoyer les tests au lieu d’avoir des femmes qui doivent venir voir leur médecin, explique la Dre Talía Magalón.

Environ 67 000 personnes seront sélectionnées pour faire partie de ce premier projet pilote.

Selon les statistiques, une femme sur 170 pourrait développer un cancer du col utérin au cours de sa vie et une femme sur 530 pourrait en mourir.

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