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Des travailleurs, dont des enseignants, réclament des masques N95

Des travailleurs déplacent des boîtes dans un entrepôt.

Les travailleurs estiment que le niveau de protection conféré par le masque N95 est un outil essentiel pour leur sécurité sur le lieu de travail.

Photo : Associated Press / Virginia Mayo

Radio-Canada

En Atlantique, des travailleurs réclament à leurs employeurs de leur fournir des masques N95 pour se protéger de la COVID-19.

Ils soutiennent que c’est devenu un outil essentiel pour leur sécurité et leur santé sur le lieu de travail.

Daniel Légère, le président de la Fédération des travailleuses et travailleurs, relève une contradiction chez les employeurs qui refusent de fournir cet outil.

  Les employeurs nous disent qu’ils sont à court de main-d'œuvre. Ils sont inquiets parce que leurs employés tombent malades. Justement, il faut protéger ces employés-là, déclare M. Légère.

« C’est bien plus gros qu’une question légale. Il y a la question morale et éthique aussi. »

— Une citation de  Daniel Légère, Fédération des travailleuses et travailleurs du Nouveau-Brunswick

Le dirigeant syndical n’est pas tendre envers le gouvernement du Nouveau-Brunswick, que les travailleurs doivent interpeller depuis le début de la pandémie.

C’est frustrant avec la province : ses représentants n’ont pas agi. Ils ont eu deux ans pour acheter des masques de cette qualité-là, affirme Daniel Légère.

C’est de valeur, c’est une grosse occasion perdue de pas avoir tenu compte du problème quand il a été soulevé il y a deux ans, déplore-t-il.

Daniel Légère à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, le 22 mars 2019.

Daniel Légère à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, le 22 mars 2019

Photo : Radio-Canada

Daniel Légère croit que les masques N95 permettraient de mieux respecter les exigences prévues dans la Loi sur l’hygiène et la sécurité au travail du Nouveau-Brunswick. Les standards sont là, il faut juste mettre de la pression sur les employeurs.

Des enseignants s'inquiètent du retour en classe

Chez les enseignants, on mène une bataille similaire en Nouvelle-Écosse, où le retour en classe des élèves se fait lundi prochain, le 17 janvier.

L’association des enseignants de la province n’est pas satisfaite des conditions de retour en classe parce qu’à moins d’avoir des élèves ayant des besoins spéciaux, des masques médicaux seront offerts aux enseignants et aux élèves plutôt que des masques N95.

La santé publique nous dit que les écoles sont des endroits sécuritaires, mais avec Omicron, beaucoup d’enseignants ont dû s'isoler, ce qui a forcé la fermeture d’écoles, relate le président du syndicat, Paul Wozney.

À Terre-Neuve-et-Labrador, même les enseignants qui travaillent auprès des élèves à besoins spéciaux n’auront pas de masques N95.

Trent Langdon, le président de l’Association des enseignants de Terre-Neuve-et-Labrador, affirme que le gouvernement leur a répondu que le personnel scolaire n’a pas besoin du niveau de protection conféré par les masques N95, que la province réserve aux travailleurs de la santé.

Le gouvernement vise un retour en classe des élèves le 24 janvier dans cette province. Il confirmera mercredi prochain si ce sera le cas ou non.

D’après le reportage de Stéphanie Blanchet

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