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Des New-Yorkais réclament la poursuite d’un moratoire sur les expulsions locatives

Jumaane Williams parle à la presse, mégaphone à la main, entouré par un groupe de manifestants devant la bibliothèque municipale de New York.

L'avocat Jumaane Williams s'adresse aux participants à la manifestation contre la levée d'un moratoire sur les évictions qui doit prendre fin le samedi 15 janvier.

Photo : Reuters / CARLO ALLEGRI

Agence France-Presse

Une centaine de manifestants à Manhattan, soutenus par l'exécutif de ce grand quartier de New York, ont réclamé vendredi la poursuite d'un moratoire sur les expulsions locatives dans l'ensemble de l'État de New York, en vigueur depuis le début de la pandémie de COVID-19, en 2020.

Ce moratoire, décidé au printemps 2020 par le gouverneur de l'État de l'époque, Andrew Cuomo, a été régulièrement prolongé depuis, mais la gouverneure actuelle, Kathy Hochul, ne souhaitait pas le faire au-delà du 15 janvier 2022, soit samedi.

« On ne peut pas laisser un moratoire expirer au milieu de l'hiver, pendant une flambée de COVID. [...] Madame la gouverneure, ça ne peut tout simplement pas arriver. »

— Une citation de  Jumaane Williams, lui-même candidat au poste de gouverneur de New York

Avoir un logement est un droit humain! ou gouverneure des expulsions! a scandé la foule rassemblée devant la bibliothèque municipale, avant que la police procède à quelques interpellations.

Sarah Lazuy, une militante, trouve inacceptable de lancer des procédures d'expulsion contre 250 000 personnes dans l'État de New York, alors que nous sommes en plein hiver et que la pandémie continue.

Si le moratoire prend effectivement fin samedi, des dizaines de milliers de femmes et d'enfants de couleur à New York seront expulsés par leurs propriétaires et vont se retrouver dans la rue, s'est insurgé Brad Lander, un contrôleur financier qui travaille pour la Municipalité.

Moratoire et COVID-19

Le moratoire sur les expulsions locatives avait été décidé par le gouverneur Cuomo lorsque New York était l'épicentre mondial de la pandémie, au printemps 2020, qu'elle comptait des milliers de morts – au moins 34 000 personnes sont décédées dans la ville lors de cette vague de 2020-2021 – et que ses quelque 9 millions de résidents étaient terrés chez eux.

Le 7 janvier, les quatre présidents (l'équivalent de maires d'arrondissement) des principaux quartiers de New York – Manhattan, Brooklyn, Bronx et Queens – ont appelé l'État à prolonger le moratoire sur les expulsions.

Le président de la prospère île de Manhattan, Mark Levine, a encore exigé vendredi que l'État prolonge le moratoire et que les tribunaux ajournent immédiatement tous les dossiers d'expulsion, parce que la ville est toujours aux prises avec la vague Omicron.

La gouverneure de New York a rendu publiques vendredi les données hebdomadaires de l'épidémie de COVID-19 dans l'État, semblant montrer un recul des contaminations. Dans le même temps, Mme Hochul a prévenu de températures polaires ce week-end, allant de -12 degrés Celsius à New York à -30 degrés dans le nord de l'État.

Le logement à New York, notamment les prix astronomiques à l'achat et à la location, est l'un des points noirs de la vie quotidienne dans la capitale économique et culturelle des États-Unis. Le nouveau maire, Eric Adams, a fait de la lutte contre les énormes inégalités socio-économiques une de ses priorités.

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