•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La chanteuse montréalaise Allison Russell publiera ses mémoires aux États-Unis

Chargement de l’image

Allison Russell a participé au gala annuel Americana Honors & Awards, à Nashville, le 22 septembre 2021.

Photo : getty images for americana music / Terry Wyatt

Radio-Canada

Avec son premier album solo, Outside Child, sorti en 2021, l’autrice-compositrice-interprète montréalaise Allison Russell s’est promptement taillé une place de choix au sein de l’industrie de la musique folk américaine. L’artiste de 41 ans qui réside désormais à Nashville, au Tennessee, s’apprête à publier ses mémoires en anglais à la prestigieuse maison d'édition Macmillan.

Nommé pour trois prix Grammy, Outside Child raconte l’enfance douloureuse vécue par la chanteuse. Née d’une mère canado-écossaise schizophrène et d’un père grenadien – qu’elle n’a jamais connu –, Allison Russell a été en famille d’accueil les cinq premières années de sa vie.

Montréal, source d’inspiration

Sa mère a réussi à avoir la garde de son enfant quand elle s'est mariée à un homme plus âgé, originaire de l'Idaho. Allison Russell décrit son ancien beau-père comme un suprémaciste blanc et dit qu’il l’a agressée sexuellement pendant une décennie. Elle a fui sa maison à l'âge de 15 ans, avant de déménager à Vancouver en 1998.

L’été, je me rendais au cimetière Mont-Royal, a raconté Allison Russell en entrevue à la radio publique américaine (NPR) en mai dernier.

C’est magnifique. Il y a beaucoup d'endroits paisibles près des arbres et des mausolées; j'y dormais parfois. Et j'allais à l'oratoire ou à la basilique, et je faisais semblant de prier, pour ensuite pouvoir m’assoupir sur les bancs.

Une des chansons figurant sur Outside Child a d’ailleurs pour titre Montreal.

L’art comme bouée de sauvetage

Allison Russell insiste : son album n’a pas comme sujet principal l’abus dont elle a été victime, mais plutôt le chemin parcouru pour guérir de son passé. Je m’intéresse à l'art en tant que bouée de sauvetage, à la famille et à la communauté qu’on choisit pour nous aider à nous en sortir, a-t-elle expliqué au quotidien The Tennessean.

C’est en lisant le livret d'accompagnement du CD d’Outside Child que l’agente littéraire Meg Thompson a vu la possibilité de transformer l’album en livre. J'ai été immédiatement attirée par la façon dont Allison pouvait remanier un traumatisme aussi inconcevable en paroles aussi époustouflantes, poétiques, nuancées, ludiques, voire joyeuses, a-t-elle dit en entrevue à Variety.

Bryn Clark, éditrice pour Flatiron Books – filiale américaine de Macmillan –, a accepté la proposition sans hésiter. Son écriture lyrique et son histoire profondément évocatrice ont enflammé mon cœur, assure-t-elle.

Allison s'est ouverte au monde lorsqu'elle a raconté des extraits de l’histoire de son passage à l'âge adulte dans son album, laissant tout le monde sur sa faim. Maintenant, elle racontera le reste.

C'est le rêve de toute éditrice de trouver une plume qui réussit à la fois à captiver et à encapsuler l'humanité, a -t-elle ajouté.

Entre écriture et promotion de son album

Allison Russell a récemment annulé sa tournée au Royaume-Uni, un répit occasionné par la pandémie qui lui permet de consacrer davantage de temps à l’écriture de ses mémoires.

Elle continue cependant de promouvoir Outside Child de manière ponctuelle aux États-Unis.

Jeudi soir, elle a interprété Persephone au Late Show with Stephen Colbert. La chanson évoque l’un de ses rares souvenirs de jeunesse heureux, une liaison amoureuse avec une adolescente à Montréal qui lui permettait d’oublier la pénible réalité qu’elle vivait chez elle.

À lire aussi :

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !