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Des communautés autochtones repoussent le retour à l’école en présentiel

Un enfant suit une classe en ligne, alors que les écoles sont fermées.

L'école se fait à distance dans certaines communautés autochtones de la région. (archives)

Photo : CBC/Evan Mitsui

Certaines communautés autochtones de la région ont choisi de repousser d’au moins une semaine le retour à l’école en présentiel.

Afin de freiner la transmission de la COVID-19 dans leur communauté, la Première Nation de Long Point, la Première Nation de Timiskaming près de Notre-Dame-du-Nord et le Conseil de la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan ont choisi de poursuivre l’école à distance au moins jusqu’au 21 janvier. Les communautés doivent réévaluer la situation la semaine prochaine.

C’est le fait de nos conditions dans les communautés, notamment la crise du logement. Plusieurs personnes restent dans les logements. C’est un facteur qui fait que nous autres on va au-delà des exigences ou des directives de la province parce qu’on est plus vulnérables au niveau de notre population. C’est notre responsabilité de prendre en considération ces facteurs-là, explique Monik Kistabish, cheffe de la Première Nation Abitibiwinni.

Depuis le 27 décembre, 68 cas ont été déclarés dans la communauté située près d’Amos. En date du 14 janvier, 41 cas sont rétablis et 12 personnes sont en isolement préventif.

On est encore plus frappés par le virus Omicron, comme le reste de la population. C’est plus contagieux. Mais on prend toutes les mesures possibles justement pour contenir. En attendant qu’il y ait une stabilité ou une diminution dans les cas, on va rester au télétravail et aussi à l'école à distance.

Des enjeux

L’école à distance présente toutefois des enjeux dans certaines communautés. À Pikogan, on a dû redoubler d’efforts pour trouver des ordinateurs portables pour les élèves qui n’en ont pas.

On a aussi des familles qui ont plusieurs élèves à l’école. Notre taux de natalité est élevé et on a des familles qui ont jusqu’à quatre enfants à l’école en même temps. Ça aussi, c’est une autre gymnastique pour les familles. Elles n’ont pas toutes quatre portables. Ce sont d’autres enjeux qui ne viennent pas faciliter l’école à distance, mais quand on pèse le pour et le contre, pour nous autres, c’est la sécurité qui prime, fait valoir Monik Kistabish.

Du côté de Winneway, aux prises avec une éclosion de COVID-19, la Première Nation de Long Point a pu fournir des ordinateurs portables aux élèves.

On a acheté des Chromebooks pour les étudiants. Ils les ont amenés chez eux. On a mis aussi un kit avec tout ce dont ils ont besoin pour l’école à la maison. Nos professeurs sont en ligne et on a un bon pourcentage d’élèves qui sont en ligne avec leurs professeurs, précise Leonard Polson, coordonnateur du comité de gestion de la pandémie.

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