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Les hôpitaux au bord de la « situation d’urgence » au Nouveau-Brunswick

Des choix difficiles pourraient s’imposer, selon la PDG du réseau Vitalité, la Dre France Desrosiers.

La Dre France Desrosiers lors d'une mise à jour sur la pandémie au Nouveau-Brunswick

La PDG du réseau de santé Vitalité, la Dre France Desrosiers, a prévenu les Néo-Brunswickois que des décisions difficiles pourraient s'imposer dans les hôpitaux.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Au Nouveau-Brunswick, les hôpitaux du réseau de santé Vitalité s’approchent dangereusement du deuxième niveau de leur plan de contingence, soit la situation d’urgence. Ce plan en trois phases a été créé pour gérer « une crise jamais vue en ressources humaines dans le système de santé », selon la PDG du réseau, la Dre France Desrosiers.

Environ un poste sur cinq n’est pas pourvu à l'heure actuelle dans le réseau de santé Vitalité. On est environ à 19 % d’absentéisme à la grandeur du réseau, a affirmé la Dre Desrosiers vendredi.

« Le scénario, plus il va devenir critique, plus on va avoir besoin de faire des choses qu'on n'a jamais faites jusqu'ici pour préserver un minimum de services essentiels. »

— Une citation de  Dre France Desrosiers, PDG du réseau de santé Vitalité

Elle précise que 154 employés du réseau ont reçu un diagnostic positif à la COVID-19 et que près de 200 employés sont en isolement en attente d’un résultat. De plus, près de 300 employés ayant contracté le virus sont revenus au travail de façon précoce.

On a moins de gens pour s’occuper d’hôpitaux qui sont [plus] remplis, dit-elle.

Pour passer au prochain niveau, soit la situation d’urgence, une combinaison de facteurs est requise. C’est le nombre d’hospitalisations, l’intensité des cas hospitalisés et le pourcentage d’absentéisme. Quand on passe le cap des 20 % en général dans le réseau, c’est là qu’on passe officiellement en phase d’urgence, précise la Dre Desrosiers.

On peut donc prévoir que la province passerait à ce deuxième niveau dans les prochains jours. La conséquence principale sera la diminution de services pour des situations moins urgentes.

C’est vraiment moins d’opérations, moins de prises de sang, moins d’imagerie diagnostique, moins de rendez-vous avec les professionnels de la santé, les inhalothérapeutes, nos physiothérapeutes, nos diététistes... C’est moins de services pour tout le monde, dit-elle.

Le troisième niveau sera la phase critique. La PDG de Vitalité avertit que ce niveau de contingence implique des choix difficiles quant aux soins aux patients.

« Passer en phase critique, pour un système de santé, ça veut dire d’avoir à faire des choix éthiques difficiles; ça veut dire d'avoir à choisir qui aura droit à un respirateur; ça veut dire mettre certains patients à risque. »

— Une citation de  Dre France Desrosiers, PDG du réseau de santé Vitalité

4 morts et 103 hospitalisations vendredi

La santé publique déplore la mort de quatre Néo-Brunswickois vendredi : celle de deux sexagénaires de Moncton et de Fredericton et celle de deux octogénaires de Saint-Jean et d’Edmundston.

La province recense 103 hospitalisations, dont 11 personnes aux soins intensifs. Deux personnes âgées de 19 ans ou moins sont actuellement hospitalisées. Il est toutefois important de signaler que 52 personnes ont été admises à l’hôpital pour d’autres raisons que la COVID-19.

Le record d’hospitalisation a été atteint la veille, avec 104 personnes se trouvant dans un établissement hospitalier au Nouveau-Brunswick.

Vendredi, la province signale 1182 nouveaux cas de COVID-19 (426 grâce à des tests test d'amplification en chaîne par polymérase et 756 grâce à des tests rapides autodéclarés).

Le Nouveau-Brunswick se reconfine vendredi soir

En raison de la trop grande pression exercée par le variant Omicron sur le système de santé déjà surchargé, la province passe à la phase 3 de son plan hivernal, imposant ainsi un autre confinement.

La phase 3 est la plus restrictive et prévoit les mesures suivantes :

  • Bulle d’un seul ménage (la bulle peut être élargie pour inclure des aidants naturels, une personne qui a besoin de soutien ou pour s’occuper des enfants d’un autre ménage; en cas de garde partagée, les enfants font partie des deux ménages, et cette bulle élargie doit rester la même tout au long de la phase 3).

  • Rassemblements publics et privés interdits

  • Fermeture des salles à manger des restaurants

  • Fermeture des salles de sport, des spas et des salons

  • Fermeture des centres de divertissement (comme les cinémas)

  • Services religieux permis en plein air ou de façon virtuelle seulement

  • Interdiction de pratiquer des sports, des loisirs et des activités organisés

  • L’école se poursuit de façon virtuelle.

  • Le masque demeure obligatoire en tout temps dans les lieux publics intérieurs et dans les lieux publics extérieurs lorsque la distanciation physique ne peut être maintenue.

Avec des informations de Nicolas Steinbach

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

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