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Les centres culturels, les restaurants et les salles d’entraînement s’impatientent

La rue Wellington Nord, à Sherbrooke

Des établissements culturels comme le Théâtre Granada ont hâte de rouvrir leurs portes.

Photo : Radio-Canada / Radio-Canada : André Vuillemin

Radio-Canada

Même si certains allègements aux mesures sanitaires ont été annoncés cette semaine, les propriétaires d'établissements culturels, de restaurants et de centres sportifs ne savent toujours pas quand ils pourront rouvrir. En Estrie, plusieurs d'entre eux commencent à s’impatienter.

La directrice générale du Théâtre Granada Suzanne-Marie Landry souligne que la valse d'ouvertures et de fermetures commence à peser lourd sur l’organisation.

Ce qui est difficile, c’est de fermer, ouvrir, fermer, ouvrir... On aimerait ça, au moins, si on ouvre, que ce soit pour de bon et qu’on puisse repartir vraiment nos opérations, explique-t-elle.

Elle souhaiterait également que le gouvernement donne une date précise de réouverture.

« Le Théâtre Granada, c’est une grosse machine repartir tout ça, rappeler le personnel, s’assurer que tout le monde est en poste.  »

— Une citation de  Suzanne-Marie Landry, directrice générale du Théâtre Granada

Le copropriétaire du Cinéma Magog François Pradella est du même avis. Si on peut avoir une semaine de préavis, ce serait déjà bon. Ça nous donnerait le temps de faire les horaires pour les employés, être sûrs qu’on a tous les produits dont on a besoin, remarque-t-il.

Les allégements annoncés jeudi par le gouvernement sont toutefois porteurs d’un peu d’espoir pour M. Pradella. Ce dernier espère en effet pouvoir rouvrir d'ici la semaine de relâche, une période lucrative qui lui permettrait de renflouer ses coffres. La semaine de relâche, c’est toujours une très bonne semaine. C’est la meilleure semaine du début d’année, donc ce serait vraiment souhaitable qu’on soit ouvert cette semaine-là. 

Les restaurateurs désabusés

La coprésidente de l'Association des gens d'affaires du centre-ville de Sherbrooke Mélanie Alain déplore quant à elle un manque de cohérence du gouvernement. Elle soutient que les restaurateurs souffrent de la fermeture de leur salle à manger.

« On est vraiment désabusés par rapport à ces annonces-là [...]. Il y a assurément une grogne qui est en train de s’installer. On le voit sur les réseaux sociaux.  »

— Une citation de  Mélanie Alain, coprésidente de l'Association des gens d'affaires du centre-ville de Sherbrooke

Elle dénonce aussi que les restaurateurs aient eu peu de temps avant de devoir fermer pendant les Fêtes.

La fermeture à 24 h d’avis pour le 31 décembre, c’est plus qu’un manque de transparence, c’est un manque de respect, martèle-t-elle.

Chez Vertige escalade, les fermetures ont également un impact tangible. Le taux d'endettement du centre continue de grimper en flèche en raison de la pandémie, déplore son propriétaire Jean-Martin Cyr.

Le centre d'Escalade Vertige.

Le propriétaire du centre d'escalade Vertige, à Sherbrooke, attend avec impatience de pouvoir rouvrir ses portes.

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

« Il risque d’y avoir un entrepreneur sur trois qui va faire faillite. »

— Une citation de  Jean-Martin Cyr, propriétaire de Vertige escalade

Sans donner de date précise, François Legault a indiqué jeudi espérer une réouverture des salles à manger, des restaurants, des bars, des salles de spectacle et des cinémas dans les prochaines semaines.

Avec les informations de Marion Bérubé 

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