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Aucun symptôme du virus ne sera toléré dans les classes de l’Outaouais

Quatre jeunes, dehors, durant une averse de neige.

Les jeunes devront obligatoirement s'isoler s'ils ont des symptômes de la COVID-19 (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

L’isolement sera obligatoire pour un enfant dès l’apparition d’un premier symptôme.

La santé publique de l’Outaouais impose la ligne dure pour assurer une reprise des cours en présence physique en toute sécurité.

Cette nouvelle approche a été dévoilée vendredi, lors d’une conférence de presse donnée à quelques jours du retour en classe, prévu le 17 janvier.

La Dre Brigitte Pinard, directrice intérimaire de la direction de la santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais par intérim, insiste sur l’importance de retirer de la classe et de garder à la maison tout enfant qui éprouverait des symptômes pouvant être liés au coronavirus. Elle ajoute que la situation est très sérieuse.

« On demande aux parents et au milieu scolaire d'agir très rapidement lorsque des symptômes apparaissent. Ça veut dire que les parents devront garder leurs enfants à la maison dès l'apparition de symptômes. On ne se questionne pas. On les garde à la maison. »

— Une citation de  Dre Brigitte Pinard, directrice intérimaire de la direction de la santé publique
Une femme accorde une entrevue via vidéoconférence.

Dre Brigitte Pinard, de directrice intérimaire de la direction de la santé publique du CISSS de l'Outaouais (archives)

Photo : Radio-Canada

La docteure Pinard ajoute que si un enfant avec symptômes reçoit un résultat négatif à un test de dépistage rapide, il devra quand même s’isoler à la maison. On ne gardera pas à l’école des enfants qui commencent à développer des symptômes.

La consigne pour les jeunes de 12 à 17 ans est la même que celle pour les adultes. Ceux qui sont vaccinés adéquatement doivent s’isoler pendant cinq jours, et les non-vaccinés, 10 jours.

Des mesures plus strictes pour les élèves du primaire

Pour autoriser un retour à l’école, il faudra une absence de symptômes et aucune fièvre depuis au moins 24  heures. Chez les enfants du primaire, un résultat négatif à un test rapide sera, de plus, exigé.

Si le résultat au test est positif, l’isolement à la maison devra se prolonger.

Les contacts domiciliaires d’une personne symptomatique devront s’isoler en même temps que cette personne. Ces contacts pourront reprendre leurs activités selon les mêmes conditions que les personnes symptomatiques.

On ne prend pas de risque. La vigie des symptômes va être très très très serrée, insiste la docteure Pinard.

Inquiétude chez les enseignants

Avec cette ligne dure tracée par la santé publique, le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) s'attend à un fort taux d'absentéisme.

Une femme pose devant une affiche.

Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (archives)

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

Sa présidente, Suzanne Tremblay, craint des difficultés d'apprentissage pour les élèves et une charge de travail supplémentaire pour ses membres, en raison du grand nombre prévisible d'élèves qui devront s'absenter.

« Il y a des élèves qui vont partir parce qu'ils auront des symptômes, d'autres qui vont revenir d'isolement... Ça va demander un travail énorme aux enseignants, parce que quand un élève absent revient en classe, il a perdu de la matière, on doit organiser des périodes de récupération... »

— Une citation de  Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais

La militante syndicale rappelle que le ministère de l'Éducation demande aussi un suivi pédagogique dès qu’un élève s’absente pendant plus de 48 heures.

Le syndicat doute fortement que les enseignants puissent gérer seuls toutes ces demandes de suivi pédagogique à distance, qui seront inévitables.

Réaffectation du personnel

Le milieu de l’éducation devra s’adapter aux nouvelles règles strictes concernant la COVID-19, et aux conséquences qui en découleront.

C’est notamment le cas au Centre de services scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais. L’organisme a préparé un plan de réaffectation de personnel pour affronter les diverses difficultés en lien avec un possible taux élevé d'absentéisme.

Si des enseignants doivent s’absenter, ce seront d’abord les conseillers pédagogiques qui seront appelés à les remplacer. Si trop d'enseignants ne peuvent se présenter en classe, les conseillers en orientation prendront alors la relève, suivis par les préposés et les surveillants d’élèves.

En Outaouais, 54 % des enfants de 5 à 11 ans ont reçu une première dose de vaccin.

Chez les 12 à 17 ans, 76 % d’entre eux sont doublement vaccinés.

Avec les informations de Claudine Richard

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