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Retour en classe en février à Gesgapegiag, aux prises avec une éclosion de COVID-19

Une affiche annonce l'entrée dans la communauté de Gesgapegiag, sur le bord d'une route enneigée en Gaspésie.

Le service de police de la communauté a été chargé d'imposer des amendes aux gens qui ne respectent pas leur quarantaine.

Photo : Radio-Canada / Boris Firquet

La Première Nation de Gesgapegiag maintient l'école à distance jusqu'au 4 février, en raison de l'activité virale en cours au sein de la communauté.

Depuis le Nouvel An, la nation mi’gmaw est aux prises avec une importante éclosion de COVID-19. Elle recense actuellement 34 cas actifs de la maladie.

Selon le chef John Martin, un retour en classe lundi comme ailleurs au Québec n'est pas sécuritaire pour les enfants et les enseignants de la communauté.

On a choisi la date du 4 février, mais on a dit qu’on allait évaluer la situation chaque semaine pour voir si on maintient ou si on [reporte cette date]. Ça dépend comment la situation va aller, explique le chef de la communauté.

« On prend ça au sérieux, on ne prend pas de chance. »

— Une citation de  John Martin, chef de bande de Gesgapegiag

Le centre de santé de la communauté dispose toujours de tests test d'amplification en chaîne par polymérase pour dépister l'ensemble de la population. Tous les cas contacts d’une personne positive sont ainsi testés.

John Martin assis sur un fauteuil lors d'un panel de discussion.

Le chef John Martin, de Gesgapegiag

Photo : Radio-Canada / Delphine Jung

On est une petite communauté, on est très près l’un de l’autre. Il y a plusieurs maisons où on a un grand nombre de personnes qui y habitent, donc les infections se propagent beaucoup plus vite dans nos communautés qu’ailleurs, explique-t-il.

Le conseil de bande publie encore un bilan quotidien et a annoncé jeudi six nouveaux cas.

Autonomie

De plus, le service de police de la communauté a été chargé d'imposer des amendes aux gens qui ne respectent pas leur quarantaine, des amendes toutefois moins sévères que celles qu’imposent les ordres provinciaux et fédéraux.

La communauté se base sur les mesures sanitaires du Québec pour mettre en place les siennes, mais peut décider d’en adopter d’autres, plus ou moins restrictives.

On suit de près les directives du gouvernement du Québec, mais il y a certaines mesures qu’on adopte quand même pour augmenter la protection et la prévention au niveau de la communauté, indique le chef John Martin.

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