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Des mesures incitatives en santé bien accueillies en Abitibi-Témiscamingue

Une infirmière dans une salle d'opération.

Le gouvernement du Québec et les syndicats se sont entendus sur de nouvelles mesures incitatives en santé.

Photo : iStock

Les mesures incitatives annoncées jeudi par Québec pour les travailleurs de la santé reçoivent un bon accueil des syndicats en Abitibi-Témiscamingue.

Ces nouvelles mesures sont le fruit de discussions entre Québec et les organisations syndicales. Elles seront déployées pour une durée de 12 semaines. On y retrouve des mesures de santé, sécurité et mieux-être, des mesures administratives et des incitatifs financiers.

Québec et les syndicats souhaitent ainsi mieux protéger les travailleurs de la santé et les encourager à accepter des quarts de travail supplémentaires pour faire face à la cinquième vague de la pandémie de COVID-19. On veut notamment attirer et mieux retenir les travailleurs.

Les négociations qui ont été faites à la table intersyndicale avec le ministère ont apporté des choses qui étaient revendiquées par les syndicats, notamment l’inclusion de l’ensemble des professionnels, peu importe la mission dans laquelle tu travailles, que ce soit en centre hospitalier, en soins de longue durée ou en CLSC, et peu importe ton statut, que tu sois temps complet ou temps partiel, tout le monde est considéré dans les annonces qui ont été faites, souligne Jean-Sébastien Blais, président du Syndicat interprofessionnel en soin de santé de l’Abitibi-Témiscamingue, affilié à la FIQ.

Jean-Sébastien Blais pose à côté d'une affiche de la FIQ-SISSAT.

Jean-Sébastien Blais, président du syndicat de la Fédération interprofessionnelle de la Santé en Abitibi-Témiscamingue

Photo : gracieuseté

Des vacances pour du temps supplémentaire

Ce dernier salue particulièrement la demi-journée de vacances offerte pour chaque quart de travail effectué en temps supplémentaire, qui sera de plus rémunéré à taux double. Ces deux mesures devraient avoir un impact positif dans la région, selon lui.

Je pense qu’on sait que les prochaines semaines vont être difficiles. Il va falloir que l’on continue à presser le citron un peu auprès des professionnels en soins, mais on vient leur dire qu’un jour, elles vont pouvoir se reposer et finalement reprendre ce temps de qualité qu’elles perdent auprès de leur famille, de leurs proches, pour donner, on l’espère, un dernier blitz. Je crois que ces deux mesures combinées pourront faire la différence ici, que les gens risquent de prendre des quarts en temps supplémentaire, alors qu’ils auraient peut-être hésité ou été contraints de le faire en temps supplémentaire obligatoire, fait valoir Jean-Sébastien Blais.

Un élargissement bienvenu

Québec élargit aussi les primes COVID, aussi appelées les primes escaliers ou à paliers, à plus de titres d’emploi, ce qui réjouit le représentant national de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) en Abitibi-Témiscamingue, Carl Verreault.

Nous, on est contents. On regarde au niveau des laboratoires médicaux ou les gens de l’imagerie médicale, ces gens-là n’avaient pas accès à la prime escalier. Nous, on était en faveur de ça depuis le début. Ils sont au front depuis le début et on voulait qu’ils puissent l’obtenir, mais le gouvernement restait toujours fermé. Mais là, à partir de l’arrêté ministériel qui devrait sortir aujourd’hui, ils vont pouvoir l’obtenir. Mais il reste encore du travail à faire. Ces primes pourraient être étendues davantage à plusieurs autres types d’emploi, estime Carl Verreault, qui songe notamment aux ergothérapeutes, physiothérapeutes et travailleurs sociaux qui œuvrent dans les soins à domicile.

Vers un statut particulier?

Les deux syndicats militent aussi pour des solutions à plus long terme, notamment l’octroi d’un statut particulier pour l’Abitibi-Témiscamingue.

Les négociations se sont arrêtées à la fin de l’été, mais elles vont reprendre à la fin du mois et on espère arriver à une entente assez rapidement avec le gouvernement. On veut un statut particulier un peu comme ils ont en Outaouais. Ça prend des mesures qui vont perdurer dans le temps pour qu’on soit capable de faire du recrutement à l’extérieur et que les gens veuillent s’installer en Abitibi-Témiscamingue, insiste Jean-Sébastien Blais.

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